Un rapport du professeur Olivier Lyon-Caen, chef du service de neurologie à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière a été transmis au tribunal. " M. Chirac est dans un état de vulnérabilité qui ne lui permet pas de répondre aux questions sur son passé", dit ce rapport.

Il parle selon le "Journal du dimanche" d’un trouble neuropsychique appelé "anosognosie", caractérisé lorsque le patient n’est pas conscient des problèmes dont il souffre.

L'anosognosie, c'est-à-dire l'incapacité pour un patient de reconnaître la maladie ou le trouble fonctionnel dont il est atteint, est un symptôme qui peut se rencontrer après un accident vasculaire entraînant une interruption de l'irrigation sanguine du cerveau.

Plusieurs années après un accident vasculaire cérébral - Jacques Chirac avait été hospitalisé pour un AVC en 2005 - peuvent aussi apparaître des troubles de mémoire ou des anomalies dans d'autres régions du cerveau, concernant par exemple le langage.