Le parquet a requis mardi la relaxe générale pour Jacques Chirac et ses neuf coprévenus dans l'affaire des emplois présumés fictifs de la Ville de Paris. Concluant environ 2H30 de réquisitoire, le procureur Michel Maes a d'abord demandé la relaxe de l'ancien président de la République et de ses coprévenus dans le principal volet de l'affaire, qui avait été instruit à Paris. "Je demande la relaxe pour l'ensemble des prévenus pour les faits qui leur sont reprochés", a-t-il déclaré. "Si vous deviez considérer que le délit est constitué, vous prononcerez une dispense de peine", a-t-il ajouté à l'adresse du tribunal.

Dans un second temps, M. Maes a requis la relaxe dans l'autre volet de l'affaire, qui avait été instruit à Nanterre et dans lequel Jacques Chirac est le seul prévenu.

Le volet parisien concernait 21 emplois, contre sept pour le dossier nanterrien, rémunérés par la ville de Paris au début des années 1990 quand Jacques Chirac était le maire de la capitale.