La politique menée par François Hollande - et plus largement le PS - sont au coeur de toutes les discussions entre éditorialistes ce mardi matin. En cause : les économies annoncées par le Président sur la politique familiale qui pourraient, selon certains, avoir des conséquences néfastes sur la natalité. Mais également les résultats décevants du parti aux sénatoriales.

Dans sa chronique sur RTL, Eric Zemmour n'a pas mâché ses mots et prévoit même la fin du PS. " François Hollande avait réussi à conquérir le Sénat il y a quelques années mais, comme un gosse capricieux qui casse le jouet qu'il a longtemps convoité, il a détruit le travail qu'il avait accompli. En 2017, lors du premier tour, Hollande sera éliminé laissant le candidat de l'UMP - peu importe son nom - face à Marine Le Pen. Dans la foulée, les élections législatives ne renverront à l'Assemblée nationale qu'une poignée de députés socialistes. Alors, les bûchers flamberont et le grand procès de Valls et Hollande commencera. Les rebelles majoritaires quitteront le navire socialiste en perdition pour fonder une nouvelle enseigne qui renouera avec les idéaux de la gauche. Ils rejoindront Mélenchon (ou pas) mais laisseront le dernier carré des amis de Valls rallier le panache blanc des centristes. Fin de partie, fin d'histoire pour le socialisme français".  

Lors d'un débat plus mesuré, Nicolas Beytout, le directeur de l'Opinion, et Laurent Joffrin, le directeur de Libération, se sont affrontés devant les caméras. Pour le premier, " les économies faites sur la politique familiale ne rendront pas le gouvernement plus populaire, même si c'est vrai qu'il faut faire des dépenses". Le second lui rétorque alors que " quand on fait des économies, la catégorie touchée proteste toujours". Laurent Joffrin en profite pour critiquer les réactions de la droite (et défendre le gouvernement) : " La droite a en face d'elle le gouvernement socialiste le plus modéré de toute l'histoire de la gauche, c'est d'ailleurs pour ça qu'il peine à convaincre son propre camp. Mais la gauche fait des réformes que la droite n'a pas osé faire. Il serait plus logique pour l'UMP de dire que les réformes vont dans le bon sens mais qu'il faudrait faire des choses en plus". 

Avec plus de détracteurs que de défenseurs, ce n'est pas demain que le PS remontera dans les sondages.