Au moins huit civils, dont des membres de familles de militaires, ont été tués dans la nuit de lundi à mardi dans une incursion d'hommes armés à Beni dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris auprès de l'armée. 

"Huit personnes [ont été] tuées dont cinq membres de familles des militaires" dans la commune de Mavivi au nord de Beni, a déclaré à l'AFP le capitaine Mak Hazukay, porte-parole de l'armée dans la région. La police qui avançait le même bilan a ensuite revu à la hausse son décompte qui est passé à 10 morts.

Un responsable de la société civile locale et un observateur ont avancé le bilan de "11 civils tués".

La ville et le territoire de Beni sont depuis octobre 2014 la cible d'attaques généralement attribuées au groupe armé d'origine ougandaise des Forces démocratiques alliées (ADF).

Les autorités congolaises et la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) accusent les ADF d'être responsables de massacres de plusieurs centaines de morts dans cette région de Beni.

Historiquement des rebelles ougandais musulmans, les ADF sont aussi tenus responsables de la mort de 15 Casques bleus tanzaniens tués en décembre 2017 dans la même région et sept autres Casques bleus malawites et tanzaniens en novembre.

L'Eglise catholique a dernièrement évoqué le chiffre de 2.000 morts, essentiellement des civils dans la région de Beni depuis 2014.

Les élections du 30 décembre en RDC ont été annulées à Beni officiellement en raison de l'insécurité et de l'épidémie d'Ebola qui touche également Beni.