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Le 9 mai 1950, le Français Robert Schuman jetait les bases de la construction européenne en appelant à la mise en commun des productions française et allemande de charbon et d'acier. "L'Europe ne se fera pas d'un coup, ni dans une construction d'ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d'abord une solidarité de fait", mettait-il alors en garde. La preuve : soixante-sept ans plus tard, jour pour jour, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker s'est assis, au Bozar, avec des citoyens, des intellectuels et des personnalités européennes pour débattre de l'avenir et des projets de l'Union.

Une Europe plus sociale

Il s'agissait là du premier débat civique organisé par CIVICO Europa, ce collectif citoyen lancé il y a un an par des personnalités du monde politique et culturel européens, initialement sous le nom de Mouvement du 9 mai (M9M), comme un cri d'alarme pour relancer le projet européen. C'est qu'à l'époque les Etats membres brillaient par leurs divergences, notamment sur la question migratoire, les populismes avaient le vent en poupe, le Royaume-Uni s'apprêtait à voter sur son appartenance au club des Vingt-huit - pour finalement le quitter - et l'avenir de l'Union ne faisait que s'assombrir, au point que d'aucuns imaginaient déjà son effondrement imminent. Difficile de dire que depuis, l'eau a coulé sous les ponts, les défis de l'UE étant plus nombreux que jamais. "Mais depuis le 9 mai 2016, il y a une mobilisation des citoyens (CIVICO, Pulse of Europe, Sand up for Europe) en faveur de l'Europe.