On comprend l’agacement d’une partie des Français quant à la manière dont Jean Sarkozy - 23 ans, deuxième année de droit - a été bombardé président de la société qui gère le très important quartier de la Défense à Paris. On devine que son père n’y a pas vu malice, lui qui se considère quelque part comme le propriétaire de la France entière.

Et en Belgique, les "fils de" sont-ils aussi favorisés ?

Il faut le culot d’un Louis Michel pour affirmer que le fait d’avoir un père aussi illustre a constitué un handicap pour Charles. Il n’en est évidemment rien, quelles que soient les qualités évidentes du fiston.

Faut-il parler de népotisme lorsqu’on évoque les cas de Alain Mathot, Frédéric Daerden, Denis Ducarme, et autre Freya Van den Bossche ?

Il est évident que ces jeunes gens ont, à l’époque, bénéficié si ce n’est de l’aura, en tout cas de la notoriété et de la popularité de leur géniteur. Est-ce choquant ? Cela doit l’être, en tout cas, pour ceux qui dans les différents partis, à qualités personnelles au moins égales si ce n’est supérieures, doivent ronger leur frein, car les places éligibles sont confisquées par la progéniture des "barons".

Même s’il s’est accentué ces dernières années, ce phénomène n’est pas récent. Ainsi, des Laurette Onkelinx et Melchior Wathelet Junior, par exemple, ont aussi eu un père installé en politique et, à la lumière de ce qu’ils ont réalisé depuis leur accession, on peut franchement dire qu’ils ont fait leurs preuves personnelles.