En Irak, près de 400 000 yézidis ont fui l’avancée de Daech en août dernier et se sont réfugiés du côté kurde. Ils sont dispersés dans des camps près des villes de Dohuk et de Zakho, dans le Kurdistan irakien. D’autres sont allés jusque dans des camps situés en Turquie.

Boosté par les revenus pétroliers, le gouvernement régional kurde misait beaucoup sur le développement du tourisme l’an dernier. Il se retrouve au contraire avec des dizaines de milliers de réfugiés à qui il offre l’hospitalité. Dépassée par les événements, la communauté internationale ne fait pas beaucoup pour les réfugiés de la guerre en Syrie et en Irak - laissant aux pays voisins la responsabilité d’accueillir ces gens dépossédés de leurs biens. Et qui n’ont plus que des couvertures et des vêtements. Des instantanés saisis par l'objectif de notre envoyée spéciale en Irak.


© Johanna de Tessières
Yasser et sa femme Base prennent des nouvelles des leurs par téléphone. Grands propriétaires terriens chassés par Daech, ils ont tout perdu et sont aujourd'hui réfugiés dans une maison non loin de Dohuk.


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Une femme yézidie en deuil dans le camp Rwanga, près de Zakho dans le Kurdistan irakien.


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Dans le quartier chrétien d'Ankawa à Erbil, une école abrite des réfugiés. La majorité vit dans les camps.


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Ghazal (gauche) s'est battue à la kalachnikov. Parishan (droite) attend son mari qui se bat à Sinjar.


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Chassés en quelques heures de leurs maisons, les yézidis reconstituent dans le camp Rwanga de Zakho les gestes quotidiens: faire la lessive, cuire le pain. Le camp, toujours en voie d'aménagement, doit inclure jusqu'à 3.000 containers.


Photos de Johanna de Tessières | Envoyée spéciale en Irak