Le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a clairement évoqué mardi la mise sur pied d'ambassades communes aux pays du Benelux, alors que tant Bruxelles que La Haye prévoient de redessiner leur réseau diplomatique. "Plutôt que de procéder à des fermetures (de poste) de manière un peu aveugle, nous allons travailler ensemble dans le Benelux, d'abord avec nos collègues des Pays-Bas pour avoir de temps en temps des ambassades Benelux, avec des diplomates des différents pays", a-t-il affirmé lors de la présentation de ses vœux à la presse, au Palais d'Egmont à Bruxelles.

Le nouveau gouvernement néerlandais du Premier ministre Mark Rutte a décidé de fermer quatorze postes diplomatiques à l'étranger. M. Reynders a pour sa part annoncé en début d'année un "redéploiement" du réseau diplomatique belge, qui devrait se traduire par la fermeture de certaines ambassades dans de petits pays de l'Union européenne. "Il s'agit d'optimiser notre réseau dans les enveloppes budgétaires actuelles, à somme nulle", avait-il expliqué, assurant qu'il ne s'agissait pas de faire des économies à l'occasion d'un contrôle budgétaire.

En 2005, la Belgique avait décidé d'ouvrir une ambassade dans chacun des 26 pays membres de l'UE, même dans les trois (petits Etats baltes) alors qu'une "présence régionale" est envisageable, comme elle est déjà pratiquée en Amérique latine ou en Afrique. M. Reynders a par ailleurs rappelé mardi les priorités qu'il a assignées à la diplomatie belge, comme la diplomatie économique, avec quatre missions princières au programme cette année, la défense des droits de l'homme, l'engagement européen et la résolution des conflits - en Afrique centrale, et en particulier en République démocratique du Congo (RDC), au Sahel et en Syrie.