Le Rwanda commémore ce week-end le 19ème anniversaire du début du génocide qui dura du 6 avril 1994 au soir jusquau 19 juillet 1994.

La première date est celle de l’attentat contre l’avion du président hutu Habyarimana, qui rentrait d’un sommet en Tanzanie durant lequel ses pairs lui avaient enjoint d’appliquer enfin les accords de paix que son gouvernement avait signés en août 1993 avec le Front patriotique rwandais (FPR, rébellion essentiellement tutsie). La seconde date est celle de la victoire militaire du FPR sur l’armée du gouvernement génocidaire.

En moins de quatre mois, un million de personnes furent assassinées parce qu’elles étaient d’ethnie tutsie ou parce que, hutues, elles refusaient de tuer des Tutsis ou étaient soupçonnées de s’y opposer.

Ces 19 années ont été marquées par l’hostilité entre Paris et Kigali, due à l’appui apporté par le gouvernement de cohabitation de François Mitterrand aux génocidaires. Le principal point de frottement entre les deux pays fut l'enquête menée en France par le juge Jean-Louis Bruguière sur l'attentat contre l’avion du président rwandais Habyarimana, un Hutu, le 6 avril 1994, attentat dans lequel avait notamment péri l’équipage français de l’appareil.

La journaliste belge Philippe Brewaeys s’est lancé dans une enquête minutieuse sur l’enquête Bruguière, qu'il publie sous le titre “Rwanda 1994 - Noirs et Blancs menteurs”, chez Racine-RTBF (169 pp, 22 euros). La Libre Belgique en publie les bonnes feuilles ce samedi.