Le président français Nicolas Sarkozy a fustigé mardi les fuites de notes diplomatiques américaines orchestrées par le site WikiLeaks, jugeant que cela relevait du "dernier degré d'irresponsabilité", a déclaré le porte-parole du gouvernement, François Baroin. Ces fuites, relayées depuis dimanche par quelques grands titres de la presse mondiale, ont provoqué la colère de Washington et continuaient mardi à semer le trouble dans les chancelleries du monde entier.

Lundi, la présidence française avait fait savoir qu'elle ne souhaitait pas réagir à la publication de ces télégrammes confidentiels, dont certains concernent la France. De son côté le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero, avait refusé de confirmer "les propos attribués à des autorités et des diplomates français" dans ces câbles dont la publication a été qualifiée de "menace" par le gouvernement français.

Certains des télégrammes montrent que l'ambassade américaine à Paris juge le président Sarkozy "susceptible et autoritaire". WikiLeaks rapporte aussi des propos de Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique de M. Sarkozy qui, selon les télégrammes, a qualifié le président vénézuélien Hugo Chavez de "fou" et l'Iran d'"Etat fasciste".