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Quelques jours après l'annonce officielle de son retour, Nicolas Sarkozy était vivement critiqué par une partie de la presse française. Certains n'hésitaient d'ailleurs pas à affirmer qu'il avait raté sa rentrée. En effet, les "affaires" judiciaires dans lesquelles il est cité continuent de peser sur lui. Plus récemment, un sondage d'intentions de vote donnait Juppé vainqueur devant Sarkozy pour la primaire de l'UMP avant la présidentielle de 2017.

Pourtant, Nicolas Sarkozy et son équipe ne se laissent pas démonter, peut-on lire dans Le Parisien. A chaque attaque, ils trouvent une parade. "Dans les sondages, Sarkozy reste toujours en tête auprès des sympathisants de droite, et surtout auprès de ceux de l'UMP", explique son entourage quand on les interroge sur la remontée de Juppé. Et, disent-ils, Sarkozy est d'autant plus apprécié par les militants qu'il a obtenu 32.000 parrainages, dont 17.000 ont été déposés à la haute autorité chargée d'organiser l'élection et de désigner le nouveau président de l'UMP. Un succès étant donné qu'il n'en fallait que 2.681 pour être un candidat officiel. Quand on leur rétorque que d'autres militants soutiennent les autres candidats, Bruno Le Maire et Hervé Mariton, la réponse est claire: "Les députés et les sénateurs ont été été un peu plus réac' que le reste de l'opinion, mais ça va évoluer".

"On dit que j'ai du mal"

Nicolas Sarkozy a lui aussi réagi face à ceux - comme Patrick Buisson, un ancien proche de Sarko qui est accusé d'avoir diffusé des enregistrements entre l'ex-Président et ses conseillers - qui critiquaient son retour en politique. "On dit que j'ai du mal dans cette campagne... C'est vrai que j'ai du mal à trouver des salles assez grandes", plaisantait-il mardi dernier à Nice. Il aurait également déclaré à des maires UMP : "Je sais où je vais, je tiens ma feuille de route. Une fois élu président de l'UMP, une autre séquence s'ouvrira. Et il y aura de place pour tout le monde". Le plan de route de Sarkozy est pour le moment assez clair. "C'est un scrutin interne. L'objectif, c'est de parler aux militants, rien qu'aux militants. Alors, on avance étape par étape", explique l'un de ses proches.

Une fois qu'il aura été élu à la tête de l'UMP, Nicolas Sarkozy l'a promis : il rassemblera sa famille politique sur la base d'une nouvelle offre, avec un parti refondé. Une initiative qui, il l'espère, lui permettra de faire l'unanimité dans le coeur des Français.