Une candidature à la présidentielle de 2007 du ministre français de l'Intérieur Nicolas Sarkozy au nom du parti majoritaire UMP n'est pas totalement acquise, a estimé dimanche le Premier ministre Dominique de Villepin.

"Nous ne sommes pas au bout du débat politique en ce qui concerne l'éventuel candidat de notre famille" politique, a déclaré M. de Villepin, qui n'a pas totalement exclu dans le passé d'être lui-même candidat, lors d'une émission sur la chaîne de télévision France 5.

"Il y a des règles (...) Notre famille s'est entendue pour choisir un calendrier, il faut respecter son calendrier, sans préempter les choses", a souligné le Premier ministre, qu'une rivalité de longue date oppose à M. Sarkozy.

M. de Villepin a en outre estimé qu'il ne serait pas dans l'"intérêt" de Nicolas Sarkozy de rester au gouvernement s'il était candidat de l'UMP à la présidentielle.

Selon les sondages, l'actuel ministre de l'Intérieur et président de l'UMP est le grand favori à droite pour l'élection d'avril-mai et devrait être désigné lors d'un congrès du parti en janvier. Il pourrait rencontrer au second tour de la présidentielle Ségolène Royal, qui vient d'être désignée candidate par les militants socialistes.

Pour M. de Villepin, le Parti socialiste a commis "une erreur" en désignant "si tôt" sa candidate.

"Rien n'est joué" pour cette élection, a insisté M. de Villepin. "Je ne crois pas que les Français soient entrés dans le choix présidentiel", a-t-il ajouté.

Dans le camp de la droite gouvernementale, la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie a fait savoir qu'elle envisageait aussi de participer à la course à la présidence et le président Jacques Chirac maintient le suspense sur une nouvelle candidature.