Correspondante à New York

La planète est à l’heure du test. C’est le constat du Secrétaire général des Nations Unies, le Sud Coréen Ban Ki-Moon, qui s’exprimait devant les dirigeants mondiaux. Crise économique, inégalités sociales, langage de la haine et polarisation créent, à ses yeux, qu’il fait combattre. Pour y faire face, l’Onu et les pays membres doivent s’unir derrière "une cause commune, une responsabilité partagée face à un destin partagé", a-t-il dit. La volonté des Etats à poursuivre leurs efforts en faveur de la réalisation les objectifs du Millénaire pour le développement en est l’illustration. Au cœur de ces objectifs de réduction de la pauvreté et des inégalités, le sort des femmes et des enfants a été mis en avant. Un nouvel organe, l’Onu Femmes, présidé par l’ancienne présidente du Chili, Michelle Bachelet a été créé en juillet. Et mercredi, 40 milliards de dollars ont été promis pour améliorer la santé maternelle et infantile, un vecteur important de développement. "En autonomisant les femmes, nous autonomisons les sociétés", a martelé Ban Ki-Moon. "un climat d’incertitude et de confusion"

Sur les changements climatiques, le Secrétaire général de l’Onu a résumé l’enjeu futur par la formule du "50-50-50". "D’ici à 2050, la population mondiale augmentera de 50 %. Pour maîtriser les changements climatiques, nous devrons, d’ici là, réduire de 50 % les rejets de gaz à effet de serre. Le monde attend de nous des solutions créatives". Sur la sécurité et l’établissement d’un monde exempt d’armes nucléaires, "les choses bougent aussi", a dit M. Ban, se félicitant de la signature du nouveauté traité Start entre les Etats-Unis et la Russie et des progrès sur le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires.

Ban Ki-Moon a appelé l’Iran à "collaborer de façon constructive et à se conformer intégralement aux résolutions du Conseil de sécurité". "Au Moyen-Orient, les choses avancent en direction d’une paix globale. [ ] Je déconseille vivement aux parties de faire quoi que ce soit qui risquerait d’entraver les progrès", a t-il exhorté. Enfin, "en République démocratique du Congo, nous avons adapté notre mission à une situation nouvelle et en constante évolution". Reconnaissant le devoir de l’Onu de montrer "la voie morale et politique", le Secrétaire général a également demandé à la communauté des nations de "serrer les rangs", et "d’unir ses forces pour le bien commun".