C’est sur Twitter que Ségolène Royal a décidé de s’exprimer ce jeudi. Le réseau social sur lequel Valérie Trierweiler avait exprimé son soutien au rival politique de Ségolène Royal pour les législatives, accueille aujourd’hui les messages de celle qui est redevenue ‘simple’ Présidente de la région Poitou-Charentes, suite à son échec dimanche face à Olivier Falorni.

Les rumeurs concernant la suite (et la fin ?) de sa carrière politique vont bon train. Elle y met le holà via son compte @RoyalSegolene: "Je découvre dans les médias qu'on me prête l'intention de briguer l'Association des Régions de France (ARF), après le parti, et même la mairie de Paris! Stop. Je n'ai rien demandé. Merci d'arrêter de parler à ma place où de m'instrumentaliser dans des jeux de billards. Je me reconstruis et je fais mon travail en région et à la rentrée de septembre, je verrai. Je n'ai rien demandé et ne demande rien" déclare-t-elle.

Ségolène Royal est remontée et enchaîne les tweets: "Personne n'est autorisé à parler en mon nom et à m'utiliser pour rentrer au gouvernement ! Qu'ils s'occupent donc des sujets plus importants : état de la planète, crise mondiale, chômage , précarité des jeunes ..." Avant d'enchaîner: "Cela dit je remercie tous ceux qui se préoccupent de mon sort, même avec arrière pensées. Je ne suis donc pas totalement assassinée ?" Hasard du calendrier: à l'heure de ses tweets, les élus de l'Assemblée Nationale votaient pour se choisir un président. Une élection que Ségolène Royal a d'ailleurs commenté quelques minutes seulement après l'annonce des résultats: 'Je souhaite très sincèrement a Claude Bartolone de réussir cette belle mission, pour revivifier la démocratie au service du peuple Français.'

Trierweiler, "une peste à l'Elysée"?

Pour sa part, Valérie Trierweiler dit ‘regretter’ son tweet de soutien à Olivier Falorni et ne pas en avoir mesuré la portée. Elle n’a sans doute pas, non plus, mesuré l’ampleur que les médias en mal de Sarkozie allaient bien pouvoir donner à l’affaire. Les hebdomadaires n’y vont pas avec le dos de la cuiller et mettent les pieds dans le plat avec des manchettes à la pelle consacrée à la compagne de François Hollande, rebaptisée "La première gaffe de France" par Libération la semaine dernière.

« Qui est le chef ? » s’interroge L’Express, « Les grandes jalousies – celles qui ont changé l’histoire » choisit Marianne, « Une peste à l’Elysée » renchérit « L’Illustré », magazine suisse, qui dans son édito avance : "Son coup vache envers Ségolène fait dire aux phallocrates qu’on ne peut pas attendre d’un président ne maîtrisant pas sa moitié qu’il tienne l’ensemble d’un pays comme la France » rappelant l’inélégante phrase de Dominique de Villepin en 2007 à l’égard de Sarkozy estimant qu’un homme qui n’est pas capable de garder sa femme, ne pourra pas garder la France.

Chez nous, la Une de Paris Match est également consacrée à Valérie Trierweiler et au rôle qu’elle va devoir s’inventer. La chute de Ségolène, les secrets de l’affrontement : tout un programme.