Des espions américains ont récolté des informations pendant l'été 2016 indiquant que des responsables politiques et des renseignements russes ont discuté de la façon dont ils pouvaient influencer Donald Trump, alors candidat républicain à la présidentielle américaine. Les efforts se concentraient sur Paul Manafort, son directeur de campagne à l'époque, et Michael Flynn, un général à la retraite qui exerçait la fonction de conseiller, révèle jeudi le New York Times. Selon le quotidien de référence new-yorkais, la Russie se montrait confiante dans sa capacité à influencer ces deux proches du futur président en raison de leurs liens indirects avec des responsables russes.

La relation entre Vikto Ianoukovitch, le président ukrainien pro-Kremlin déchu, et M. Manafort, avec lequel il avait étroitement collaboré, faisait ainsi figure de levier d'influence important dans les efforts destinés à modeler l'image de la Russie qu'a M. Trump.

Ces renseignements font partie des éléments collectés par les autorités américaines l'année passée alors que commençait l'enquête sur les perturbations russes lors de la campagne pour l'élection présidentielle américaine.

Mardi, l'ancien directeur de la CIA, John Brennan, a témoigné des suspicions relatives à une tentative de déstabilisation lancée par le président russe Vladimir Poutine l'été passé. Il a évoqué des contacts directs entre des collaborateurs de Donald Trump et des responsables russes, ajoutant que cela "m'a forcé à m'interroger sur la capacité de la Russie à obtenir la coopération de ces individus".