Au moins 68 membres des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes soutenue par Washington, ont été tués lors d'une contre-attaque du groupe Etat islamique (EI) dans l'est de la Syrie, a indiqué samedi une ONG. 

Les djihadistes ont mené des attaques meurtrières "entre vendredi soir et samedi à l'aube" dans leur dernier réduit dans la province de Deir Ezzor, près de la frontière irakienne, a indiqué à l'AFP le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

Il avait donné plus tôt dans la journée un bilan de 41 morts.

"Le bilan s'est alourdi en raison de la découverte de nouvelles victimes sur le front et l'existence d'une centaine de blessés" dont certains sont dans un état grave, a ajouté M. Abdel Rahmane, qui a également fait état de la mort de 24 djihadistes dans les combats.

Ceintures explosives et attentats à la voiture piégée ont permis à l'EI de reprendre des secteurs récemment reconquis par les FDS, notamment les localités de Soussa et de Baghouz.

L'EI a revendiqué ces attaques sur ses chaînes de propagande sur la messagerie en ligne Telegram, indiquant que "les soldats du califat ont lancé ce matin (vendredi) une offensive d'envergure contre des positions des apostats" dans la localité de "Soussa et ses environs".

Le porte-parole de la coalition antidjihadiste menée par Washington en Syrie et en Irak, a estimé qu'une "tempête de sable a facilité cette contre-attaque".

"Mais maintenant que le ciel s'est dégagé, la coalition poursuivra son soutien aérien" aux combats menés au sol, a indiqué à l'AFP le colonel Sean Ryan.

Les FDS, soutenues par la coalition anti-EI, ont lancé le 10 septembre l'ultime étape d'une offensive visant à mettre un terme à la présence de l'EI dans l'est syrien.

Elle cible le dernier réduit tenu par le groupe djihadiste sur la rive Est du fleuve Euphrate, qui comprend, outre Soussa et Baghouz, les localités de Hajine et Al-Chaafa.

Depuis 2011, le conflit syrien a fait plus de 360.000 morts, et poussé près de la moitié de la population à fuir son domicile. Il est au coeur d'un sommet samedi à Istanbul entre les dirigeants de Turquie, Russie, France et d'Allemagne.