Aucun objet dangereux n'a été trouvé dans le sac à dos de l'homme qui s'était enfermé dans la toilette d'un Thalys à Rotterdam vendredi matin, indique la police. Les différentes mesures de sécurité mises en place (fermeture d'une partie de la gare, arrêt du trafic ferroviaire autour...) ont été levées.

L'homme qui s'est enfermé vendredi matin dans la toilette d'un train Thalys, à Rotterdam Centraal, a été emmené à l'hôpital après son interpellation. Il ne se sentait pas bien et souffrait d'hyperventilation, selon un porte-parole de la police néerlandaise. Le jeune homme, habillé en noir, a été évacué sur un brancard après l'intervention de la police, qui s'est déroulée sans violence. Un des agents a été légèrement blessé, par la morsure d'un chien policier.

Des maîtres-chiens, un hélicoptère déployés

Face au manque de réactions du suspect quant aux tentatives de négociation de la police, des maîtres-chiens ainsi qu'un hélicoptère avaient été déployés, en plus des différentes équipes d'arrestation et d'une unité anti-terroriste. Un négociateur avait tenté, à bord du train, d'entrer en contact avec l'homme enfermé dans les toilettes.

Finalement, celui-ci a été sorti du train par une équipe d'arrestation de la police, selon l'agence de presse ANP.

Selon la chaîne publique néerlandaise NOS, l'interpellation a eu lieu sans violence. Les policiers ont approché le wagon à partir de différents angles et y ont finalement pénétré avec un chien.

Avant l'intervention, une grande partie de la gare avait été évacuée. Les quais 1 à 7 avaient d'emblée été fermés sur ordre de police, puis il a été décidé d'élargir la zone d'évacuation, avec un quai supplémentaire et également plusieurs magasins de la gare.

Depuis l'évacuation du train, avant 8h, les passagers de ce Thalys Amsterdam-Paris attendent dans un hall de la gare.



© AFP


Des retards importants sur la ligne Thalys entre Amsterdam et Paris

A la suite de l'incident survenu vendredi matin à la gare de Rotterdam Centraal, où un homme qui s'était enfermé dans les toilettes d'un Thalys a entrainé l'évacuation du train avant d'être interpellé peu avant 10h00, la circulation des Thalys sur la ligne entre Amsterdam et Paris Nord est quelque peu perturbée. Cette ligne passe entre autres par Bruxelles-Midi et Anvers-Central. Les passagers belges doivent donc également s'attendre à des retards. Dans le sens vers Paris Nord, le Thalys qui devait quitter Anvers-Central à 10h33 est annoncé avec deux heures de retard, est-il indiqué sur le site de la société. Ce même train devait normalement arriver à Bruxelles-Midi à 11h08 pour repartir à 11h13, mais le retard de deux heures se prolonge sur tout le trajet (arrivée à Paris Nord attendue à 14h35 plutôt que 12h35).

Le train Amsterdam - Paris Nord précédent n'est annoncé qu'avec 15 minutes de retard sur l'horaire initial, avec une arrivée prévue dans la capitale française à 11h50 au lieu de 11h35.

Dans le sens vers Amsterdam, le Thalys prévu à l'arrivée pour 09h42 devrait atteindre Amsterdam avec deux heures de retard (11h42). Pour ceux qui devaient arriver à 10h42 et 11h42, un retard d'une heure est attendu.

Thalys indique par ailleurs sur Twitter que "tous les passagers qui veulent postposer leur voyage ou annuler leur ticket d'aujourd'hui peuvent le faire sans frais".


Thalys annonce un renforcement de la formation de ses agents aux situations de crise

La compagnie Thalys a décidé de former ses agents à la gestion des "situations de crise extrême" après la publication vendredi d'une enquête interne sur l'attaque menée contre un de ses trains le 21 août, où un carnage avait pu être évité grâce à l'intervention de différents passagers, dont des militaires américains. 

Par rapport au 21 août, même si ses intervenants "ont permis de répondre au mieux à une situation sans précédent", la filiale de la compagnie ferroviaire française SNCF a décidé de prendre des mesures pour "accélérer et sécuriser les cycles de décision", et "consolider les actions pertinentes dans ce type de situations exceptionnelles". 

Les agents seront, ainsi, formés "à la gestion des risques de panique dans des situations de crise extrême et de danger", selon le rapport.