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Toulouse: le suspect tué lors d'une fusillade

Rédaction en ligne (avec AP et AFP)

Publié le - Mis à jour le

Le présumé tueur en série qui était retranché à Toulouse (sud-ouest de la France) est mort après avoir résisté aux policiers qui progressaient jeudi dans son appartement vers 10H30 GMT, a-t-on appris de source policière. Les échanges de tirs -- 300 cartouches au total -- ont fait un blessé parmi les policiers, et deux autres choqués, d'après des sources policières qui avaient dans un premier temps fait état de trois blessés. Le suspect, qui s'était retranché dans la salle de bains de l'appartement, était porteur d'une sacoche au contenu indéterminé, selon ces sources.

Des rafales de tirs très nourries et des détonations ont été entendues pendant cinq minutes près de l'appartement où était retranché depuis 32 heures Mohamed Merah, un Français qui a revendiqué au nom d'Al-Qaïda l'assassinat de sept personnes depuis le 11 mars à Toulouse et Montauban. Jeudi matin, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant avait répété que les autorités souhaitaient le prendre vivant pour pouvoir l'interroger et le juger, mais avait émis l'hypothèse qu'il soit mort car il n'avait pas donné de signe de vie pendant la nuit.

La position de Mohamed Merah, 23 ans, s'était radicalisée depuis mercredi soir, avait déclaré le ministre, selon qui le meurtrier présumé avait affirmé "vouloir mourir les armes à la main". Le jeune homme, qui aurait donc tué de sang-froid trois enfants et un enseignant juifs lundi et trois parachutistes, les 11 et 15 mars, s'apprêtait à nouveau à frapper et à tuer un soldat de plus mercredi, selon des sources proches de l'enquête.

Sarkozy: "nos compatriotes musulmans n'ont rien à voir avec les motivations folles d'un terroriste"

"Nos compatriotes musulmans n'ont rien à voir avec les motivations folles d'un terroriste", a déclaré jeudi le président Nicolas Sarkozy, mettant en garde une nouvelle fois contre tout "amalgame" après l'annonce de la mort de Mohamed Merah, le suspect dans les fusillades de Toulouse et Montauban.

"Face à une agression terroriste, dont la violence le dispute à l'abjection, la France a fait preuve de sang froid et de détermination. Elle est restée unie et rassemblée", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une allocution depuis l'Elysée. "Aujourd'hui, les Français doivent surmonter leur indignation et ne pas laisser libre cours à leur colère".

"Nos compatriotes musulmans n'ont rien à voir avec les motivations folles d'un terroriste", a insisté le chef de l'Etat, demandant qu'il n'y ait "aucun amalgame". "Avant de prendre pour cible des enfants juifs, le tueur a tiré à bout portant sur des musulmans", a-t-il rappelé.

Une organisation liée à Al-Qaïda revendique la tuerie de Toulouse

Un groupe lié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué, dans un communiqué mis en ligne jeudi, la tuerie de Toulouse et appelé la France à reconsidérer sa politique "hostile" aux musulmans.

Le texte, signé par l'organisation "Jund al-Khilafah" (les soldats du Califat) qui a par le passé revendiqué des attaques en Afghanistan et au Kazakhstan, a été publié sur le site Shamikh, qui diffuse généralement les communiqués d'Al-Qaïda.

Interdit de vol aux Etats-Unis Mohammed Merah figurait sur la liste noire des personnes interdites de vol aux Etats-Unis, a-t-on appris auprès d'un responsable du renseignement américain. Le meurtrier de trois enfants et d'un enseignant juifs, ainsi que de trois parachutistes, figurait depuis "un certain temps" sur cette liste américaine qui regroupe des suspects de terrorisme, a indiqué à l'AFP ce responsable sous couvert de l'anonymat. Selon le porte-parole du ministère espagnol de l'Intérieur, Mohamed Merah a séjourné en Espagne en 2007. Le Français de 23 ans "a franchi la frontière en venant de Perpignan", ville méridionale française toute proche, et "a été identifié au cours d'un contrôle de routine" au poste de La Jonquera, où il a déclaré qu'il "venait en vacances", a expliqué le porte-parole, sans donner d'autres détails.

Il aurait aussi participé à un congrès islamiste en Espagne Selon la presse espagnole, le Français se serait rendu en Espagne pour participer à un congrès islamiste en Catalogne, province espagnole frontalière. Le quotidien espagnol ABC a rapporté jeudi que "cet individu a pu se rendre à Tarragone pour participer à des 'journées islamiques de formation' comme elles sont organisées chaque année dans certaines mosquées". Le ministère espagnol de l'Intérieur n'a pas confirmé cette information.

Une journaliste a reçu un appel du suspect (au micro de Twizz et Europe1)

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