Le ministre britannique de la Défense Des Browne a redit dimanche que les troupes britanniques resteraient en Irak jusqu'à ce que "le travail soit fait" en dépit de la dégradation de la sécurité dans le pays.

"Les forces britanniques quitteront (l'Irak) lorsque le travail sera fait", a déclaré M. Browne sur Sky News. "Nous sommes engagés dans un processus de transition en faveur du gouvernement irakien depuis quelques mois maintenant", a-t-il ajouté. "Ceci est un processus, pas un événement" ponctuel, a-t-il insisté. "Nous sommes assez avancés dans le processus de tranfert des responsabilités aux Irakiens", a-t-il souligné.

M. Browne a apporté ces précisions alors que les appels en faveur d'un changement de la stratégie américano-britannique en Irak se font pressants face à la dégradation de la situation dans le pays.

Le président George W. Bush a consulté samedi ses généraux sur la réponse à apporter à la flambée de violences en Irak, où plus de 70 soldats américains ont été tués en Irak en octobre, l'un des bilans les plus lourds depuis l'intervention américano-britannique en mars 2003.

De son côté, l'ancien représentant britannique en Irak en 2003 et 2004, Jeremy Greenstock, a estimé que les troupes de la coalition devaient rester rester en Irak, mais qu'il y avait "un prix à payer" pour cela. "Nous devons en payer le prix et rester là-bas", a-t-il déclaré sur Sky News. Un retrait ne sera possible que lorsque l'armée irakienne sera en mesure d'assurer la sécurité, a-t-il ajouté, en estimant "que cela va prendre cinq ans ou plus"