Les candidats à la présidentielle française ont-ils tenté une récupération politique des tragédies de Toulouse et de Montauban? Fallait-il que la campagne soit suspendue? Ces événements vont-ils en définitive changer le cours des élections? C'est à toutes ces questions que Marc Lits a essayé de répondre aujourd'hui.

Pour lui, c'est très clair, le président et candidat Nicolas Sarkozy n'a pas eu le choix: il devait en ces temps de crise "redevenir le président à temps plein, tant que l'affaire n'est pas réglée".

Mais pour Nicolas Sarkozy comme pour les autres candidats la situation reste tout de même délicate, "car il faut à la fois faire preuve de compassion, se manifester en tant que représentant de la population, et éviter d'être perçu comme celui qui tenterait de récupérer l'événement", a-t-il ajouté.

Vous étiez aussi nombreux à vous demander si ces tueries n'allaient pas radicalement influencer la campagne. Et à cet égard, Marc Lits est bien convaincu qu'il y aura un "avant" et un "après" Toulouse et Montauban. Les candidats vont devoir modifier leurs stratégies et surtout adapter leurs discours, notamment sur des thèmes comme la criminalité, le conflit en Afghanistan et le communautarisme qui étaient restés secondaires depuis le début de la course à la présidentielle.

Selon lui, le retour de ces sujets très clivants qui servent davantage l'UMP et le FN, va encore plus marquer l'opposition droite-gauche et peut-être mettre mal à l'aise François Bayrou et François Hollande:

"il est clair que cela ramène la campagne vers des enjeux où le triangle Sarkozy-Le Pen-Hollande va devoir se repositionner. On l'avait déjà vu, sur un sujet moins tragique, celui de la viande halal. Et Bayrou est un peu en dehors de ces débats-là, car cela va renforcer une opposition entre la droite qui défend la sécurité et l'ordre, et une gauche qui a toujours un peu plus de difficulté à tenir un discours clair sur ces questions."

Redécouvrez ci-dessous l'ensemble du chat avec Marc Lits: