Un député européen N-VA, Mark Demesmaeker, s'est ému vendredi des propos tenus la veille par le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, sur le statut d'une Catalogne qui proclamerait son indépendance après un référendum souhaité par les nationalistes catalans en novembre 2014. En visite jeudi à Madrid, M. Van Rompuy avait affirmé, aux côtés du chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, qu'"un nouvel Etat indépendant" sortirait de fait de l'Union européenne et devrait réintroduire une demande d'adhésion.

Un point de vue "politiquement inspiré et sans fondement légal", a affirmé vendredi le nationaliste flamand Mark Demesmaeker.

Selon lui, des juristes, dont un ancien juge à la Cour européenne de Justice, ont assuré à la N-VA - un parti qui prône désormais le "confédéralisme" - que "de telles menaces étaient absolument sans fondement".

"Mieux encore, des nouveaux Etats ne peuvent être exclus du jour au lendemain" de l'Union européenne, a ajouté l'eurodéputé en citant l'Ecosse, la Catalogne, la Flandre et le Pays basque.

"Mais les dirigeants avec un agenda politique orienté sont en mesure de raconter si souvent un mensonge qu'il en devient vérité", a-t-il encore souligné.

Les nationalistes catalans ont entamé un bras de fer avec Madrid jeudi en annonçant un référendum le 9 novembre 2014 sur l'indépendance de leur région, tandis que le gouvernement espagnol a promis que cette consultation "n'aurait pas lieu".

Les Ecossais seront pour leur part appelés à se prononcer, l'an prochain, le 18 septembre, sur l'indépendance de leur province, rattachée au Royaume-Uni depuis 1707.