Inde

Une photojournaliste de 23 ans a été violée par cinq hommes ce jeudi soir à Bombay. Le collègue qui l’accompagnait a, lui, été rué de coups puis attaché.

Rapportée par la police, l’information a déclenché des manifestations et soulevé un tollé sur les réseaux sociaux. Bombay est considérée comme l’une des villes les plus sûres du pays pour les femmes.

La victime, qui réalisait un reportage au moment de l’agression, a été admise à l’hôpital dans un état stable. Une enquête a été ouverte mais aucun suspect n’a été arrêté pour le moment.

Cette affaire en rappelle fortement une autre, survenue en décembre dernier à New Delhi. Après des mois de manifestations, le parlement indien avait renforcé les lois punissant les crimes sexuels. Un violeur récidiviste ou ayant laissé sa victime dans un état "végétatif" risque désormais la peine de mort. L’opposition accuse toutefois le gouvernement de ne pas protéger suffisamment les femmes.

En janvier, un mois après le scandale de New Delhi, le parti classé à l’extrême droite qui dirige la municipalité de Bombay - le Shiv Sena - avait distribué 21 000 couteaux et de la poudre de piment lacrymogène aux habitantes de la ville et des environs pour les aider à se défendre contre d’éventuelles agressions sexuelles. (Reuters et AFP)