Hillary Clinton a retrouvé mardi dans un hôtel-casino de Las Vegas son principal rival, le sénateur Bernie Sanders, pour le premier débat démocrate qui a débuté sur une dénonciation quasi-unanime des inégalités qui minent la société américaine. "Les riches payent trop peu et la classe moyenne paye trop", a lancé d'entrée l'ancienne secrétaire d'Etat qui espère devenir la première femme de l'histoire des Etats-Unis à accéder à la Maison Blanche.

Placée au centre, en raison de sa place dans les sondages, Mme Clinton a promis de se battre pour réduire les inégalités de toutes sortes et pour que les pères puissent "enfin" dire à leur fille: "Toi aussi, tu pourras être présidente quand tu seras grande".

Installé sur sa droite, le sénateur du Vermont Bernie Sanders, a énuméré sur un ton très offensif la "série de crises sans précédent" auxquelles son pays est confronté. "Notre système de financement électoral est corrompu et affaiblit la démocratie américaine", a-t-il lancé, appelant à ne pas laisser le pays aux mains d'une "poignée de milliardaires".

L'ombre du vice-président Joe Biden, 72 ans, qui hésite à se lancer dans la course pour la troisième fois, plane sur cette rencontre qui doit aider les électeurs démocrates à choisir leur candidat pour l'élection présidentielle de novembre 2016.

Martin O'Malley, ancien gouverneur du Maryland, l'ex-gouverneur et sénateur du Rhode Island Lincoln Chafee et l'ancien sénateur de Virginie Jim Webb, qui plafonnent à moins d'1% d'intentions de vote, avaient pris place aux côtés des deux favoris.

Le débat, qui ne devrait pas exposer de véritables fractures idéologiques, s'annonce plus feutré que ceux du camp républicain, dopés par la présence de Donald Trump.

Le milliardaire, qui a largement contribué à des records d'audience historiques (24 millions de téléspectateurs pour Fox News en août, 23 millions pour CNN en septembre), a déjà ironisé sur ce rendez-vous qui s'annonce "très ennuyeux". Il a cependant promis d'en faire un compte-rendu en direct, à sa façon, sur Twitter.