Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, en légendant l'album du photographe Stéphane Ruet sur la campagne du président français, confie que "l'homme qu'(elle) aime a eu une femme avant moi. Et il se trouve qu'elle a été candidate à l'élection présidentielle. Je fais avec".

Cet album "François Hollande président" paraît jeudi, dix jours après l'affaire du tweet retentissant de soutien de la Première dame au rival de Ségolène Royal aux législatives.

Commentant la photo montrant François Hollande et son ex-compagne au meeting de Rennes, le 4 avril 2012, Valérie Trierweiler écrit: "+Vont-ils s'embrasser, se donner la main?+ Voilà les questions cruciales que se posent mes confrères. Oui, l'homme que j'aime a eu une femme avant moi. Et il se trouve qu'elle a été candidate à l'élection présidentielle. Je fais avec".

Lorsque des amis la préviennent à 2 heures du matin que DSK est arrêté à New York, le 14 mai 2011: "Je réveille aussitôt François, le prévient. En guise de toute réponse, il murmure +Rendors-toi, tout ça, ce sont des conneries+. Je consulte les dépêches et j'insiste. Mais le voilà déjà dans l'après. +Alors ce sera Martine Aubry et ce sera peut-être plus difficile+."

Lors de la victoire de François Hollande à la primaire des socialistes le 16 octobre, "sitôt le score connu, nous nous isolons quelques minutes l'un avec l'autre. Il me prend dans ses bras. A l'abri des regards. Il pleure. Il rit. Tous les deux d'émotion".

François Hollande, qui préface l'album, souligne que Stéphane Ruet dont il "aime l'oeil" et la "discrétion" fut l'un des premiers photographes à lui proposer de mettre le récit de (sa) campagne en images", alors qu'il n'était pas encore candidat.

Pour le chef de l'Etat, une élection présidentielle "ce sont aussi des moments de solitude, des instants de tension et de grandes joies". L'album commence le 31 mars 2011 et s'achève au soir du 6 mai à la Bastille.

Ces "400 jours dans les coulisses d'une victoire" dévoilent l'intimité du candidat: vacances à Hossegor en août, le député de Corrèze, parle, portable vissé à l'oreille, indifférent aux draps de plage qui sèchent. "François est en permanence en ligne. Crise oblige", commente Mme Trierweiler. On le voit, de dos travaillant dans son appartement parisien. Vaste fouillis de dossiers et de livres sur la moquette.