Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne se sont engagés vendredi à Bruxelles à n'écarter aucune mesure pour assurer la stabilité de la zone euro, à nouveau secouée par une profonde crise obligataire. "Nous sommes prêts à faire tout ce qui sera nécessaire pour assurer la stabilité de la zone euro. (...) Il n'y a aucune doute à avoir à cet égard", a déclaré jeudi, peu avant minuit, le président permanent du conseil européen, Herman Van Rompuy. Dans cet esprit, les Vingt-sept ont confirmé leur intention de mettre sur pied dès 2013 un mécanisme permanent de stabilité financière, lequel prendra relais du fonds temporaire de 440 milliards d'euros créé au printemps dernier après la crise de la dette grecque.

La mise en oeuvre de cet instrument permanent nécessitera toutefois une nouvelle révision, selon une méthode simplifiée, du traité de l'Union européenne, a encore confirmé M. Van Rompuy.

Interrogé par la presse pour savoir si l'UE serait prête à mettre dans son mécanisme permanent "autant d'argent que nécessaire", comme évoqué un peu plus tôt par le Premier ministre belge Yves Leterme, le président du conseil européen ne s'est pas avancé.

"Il faut encore en décider. Ce fonds n'existe pas encore", a-t-il souligné. Quant à une possible augmentation du fonds temporaire (afin de venir éventuellement en aide à des pays comme l'Espagne ou l'Italie), M. Van Rompuy a estimé que cette question n'était pas à l'ordre du jour.

"Le fonds actuel est très peu utilisé, à 4% seulement de ses possibilités", a-t-il fait valoir. "Mais, de manière générale, nous serons prêts à faire ce qui est nécessaire pour soutenir l'euro", a-t-il répété.