Virginie Tyou est une mère de trois enfants, originaire d’Ampsin en province de Liège, aussi professeure de langues modernes et aujourd’hui auteure de trois livres dont deux "ludo-éducatifs" comme elle les nomme : "Cliky, l’énigme numérique" et "Cliky, le crack des réseaux", les tomes 1 et 2 d’une histoire pour enfants.

Le point de départ de l’histoire est simple : Cliky, une petite boule jaune tombe du nuage internet (le Cloud) un soir d’orage et arrive dans les mains d’un petit garçon, Félix. La suite permet aux enfants de mieux appréhender l’univers d’Internet. "J’avais envie d’aider les enfants et les parents autrement que par des règles et des interdits. Il faut expliquer à l’enfant, car il y a beaucoup de déviances sur Internet et elles découlent souvent d’un manque de connaissance de la Toile", explique-t-elle.

En tant que mère et experte en droit européen des télécommunications et des nouveaux médias, elle a décidé de créer cette histoire destinée aux 9-12 ans. "Cliky sert à ouvrir les capteurs pour comprendre Internet, il permet un temps de recul. Il ne faut pas arriver avec des règles car les enfants n’écouteront pas." Les enseignants sensibilisent aussi l’enfant aux pratiques mais il leur manque une formation spécialisée, relève la professeure. Sur so n site , un dos sier pédagogique a été mis gratuitement à leur disposition pour étudier son roman en classe. "Une enseignante m’a dit un jour que mes livres étaient expliqués de manière dédramatisée et légère." L’auteure intervient d’ailleurs elle-même une fois par semaine dans les écoles pour échanger avec les plus jeunes. Le succès est tel qu’il est même parvenu aux oreilles des Français qui devraient reprendre les deux tomes dans la liste des livres officiellement conseillés par le ministère de l’Education nationale.

L’aventure n’est pas terminée pour autant. Un nouveau tome est annoncé pour la Toussaint 2017, consacré lui au monde de l’intelligence artificielle et des premiers robots domestiques. "La petite boule jaune aura des difficultés à comprendre qu’il y a une fin à l’existence. Aujourd’hui, le virtuel fait à ce point partie de notre existence, qu’un jour, après la perte de son grand-père, une petite fille m’a demandé si son papy, qui avait un compte Facebook, existait toujours dans le Cloud…"