L’islamiste Oussama ben Laden, 44 ans, l’ennemi numéro un des Etats-Unis dont la tête est mise à prix par Washington pour les attentats anti-américains en Afrique en 1998, a promis à plusieurs reprises d’infliger des coups durs aux Etats-Unis.

Cet islamiste qui est devenu milliardaire avec une société de travaux publics, déchu de sa nationalité saoudienne, est recherché par la justice américaine pour les attentats de Nairobi et Dar es-Salaam, qui ont fait 224 morts et des milliers de blessés en 1998.

Les Etats-Unis ont offert une récompense de 5 millions de dollars pour toute information qui conduirait à son arrestation.

Le régime taliban au pouvoir en Afghanistan, où vit l’islamiste, a démenti mardi tout rôle de ben Laden dans les attentats qui ont frappé les Etats-Unis.

Arborant un turban traditionnel au-dessus d’yeux noirs profonds et d’une barbe touffue, il se cache dans les montagnes de l’Afghanistan sous la protection des taliban.

«Vos frères en Palestine vous attendent avec impatience (..) pour tuer les Etats-Unis et Israël», a-t-il lancé fin juin aux combattants de son mouvement, Al-Qaeda (la base, en arabe), en Afghanistan où il est réfugié depuis 1996.

Il s’exprimait lors d’un reportage diffusé par la chaîne de télévision satellitaire qatariote Al-Jazira, exhortant ses militants, qui s’entrainaient au maniement des armes, à proclamer «le jihad (la guerre sainte)».

Ses déclarations trouvent un écho favorable chez de nombreux jeunes des pays islamiques, particulièrement sensibles aux slogans anti-américains et anti-israéliens dans le contexte de la vague de violence dans les territoires palestiniens.

Ben Laden, qui a passé ses jeunes années dans les rangs des résistants afghans luttant avec l’aide de la CIA (renseignements américains) contre l’ennemi soviétique, est devenu la bête noire des services de renseignements occidentaux.

Il est également soupçonné d’être le commanditaire d’une attaque à l’explosif contre le destroyer américain USS Cole dans le port d’Aden, au Yémen, qui a fait 17 tués parmi les militaires américains le 12 octobre.

«Nous remercions Allah pour nous avoir conduits à la victoire, le jour où nous avons détruit le Cole en mer», ont scandé des combattants de son mouvement Al-Qaëda, cités également en juin par un quotidien koweitien, Al-Raï Al-Am.