La Maison Blanche a rejeté vendredi l’appel lancé par un haut diplomate nord-coréen en faveur de négociations bilatérales directes entre Washington et Pyongyang pour mettre un terme à la crise nucléaire.

«Il ne s’agit pas d’un problème entre la Corée du Nord et les Etats-Unis, il s’agit d’un problème régional», a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche Scott McClellan à la presse vendredi matin. «Il y a beaucoup d’occasions, dans le contexte des négociations à six, permettant à la Corée du Nord de s’adresser directement à nous. Il y a eu beaucoup d’opportunités dans le passé au cours des négociations à six pour que la Corée du Nord s’adresse directement à nous», a-t-il insisté.

«Tous les pays voisins de la Corée du Nord reconnaissent qu’il s’agit d’un problème régional et que sa résolution nécessite une approche multilatérale, » a ajouté M. McClellan. «Nous croyons que les discussions à six (...) sont le moyen de résoudre » la question, a-t-il ajouté.

L’ambassadeur-adjoint nord-coréen à l’Onu, Han Song-Ryol, a affirmé vendredi dans un journal sud-coréen que son pays ne retournerait pas à la table des discussions à six (comprenant aussi la Chine, le Japon, la Russie et la Corée du Sud) si Washington ne changeait pas sa politique «hostile» vis-à-vis de Pyongyang.

«Si les Etats-Unis veulent avoir un dialogue direct avec nous, nous pouvons accepter ces signaux comme un changement dans la politique hostile (de Washington) envers la Corée du Nord», a-t-il déclaré au quotidien Hankyoreh.

Jusqu’à présent, la Corée du Nord a participé à trois séries de négociations à six dirigées par la Chine, qui n’ont pas donné de résultats, et a boudé la quatrième prévue initialement pour septembre 2004, en blâmant la politique «hostile» des Etats-Unis.

Jeudi, Pyongyang a fait monter la tension internationale en affirmant pour la première fois publiquement que la Corée du Nord était parvenue à se doter de l’arme atomique et qu’elle refusait de reprendre les négociations multilatérales sur son programme nucléaire.