Le Premier ministre David Cameron et un membre de la famille royale britannique sont épinglés dans les câbles diplomatiques américains divulgués par WikiLeaks, le premier étant accusé de "manquer de profondeur" et le second d'être "mal élevé", selon la presse britannique lundi. Le conservateur David Cameron, au pouvoir depuis mai, et son ministre des Finances, George Osborne, sont décrits comme "manquant de profondeur" par le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mervyn King, dans une conversation avec l'ambassadeur américain à Londres, rapporte le journal Daily Express.

Le quotidien britannique The Guardian, qui a eu un accès préférentiel aux documents de WikiLeaks, s'est engagé lundi à publier prochainement des documents secrets américains contenant des jugements "embarrassants" sur David Cameron et son prédécesseur travailliste Gordon Brown au 10 Downing Street. De son côté, The Daily Express et le tabloïd The Sun sont convaincus que le membre de la famille royale mis en cause est le prince Andrew, deuxième fils de la reine Elizabeth II, accusé d'être "mal poli" dans ses déplacements hors de la Grande-Bretagne.

The Daily Mirror et The Daily Mail font aussi état du "comportement inapproprié" du prince à l'étranger, parfois surnommé par la presse "Airmiles Andy", car il voyage beaucoup dans le cadre de ses fonctions de représentant spécial de la Grande-Bretagne pour le commerce international. Interrogé sur les divulgations de WikiLeaks, Buckingham Palace a refusé lundi de faire le moindre commentaire.

Le prince Andrew a récemment été au coeur d'une polémique après avoir vendu en 2007 sa propriété de Sunninghill (sud de l'Angleterre) pour 15 millions de livres (17,6 millions d'euros ou 23,4 millions de dollars) au milliardaire kazakh Timur Kulibayev. Le prix de la transaction était bien plus élevé que les 12 millions initialement demandés, alors qu'il n'y avait pas d'autres acheteurs.