Chocolat belge: le nouvel "Or noir"

Le 6 décembre, comme chaque année, Saint-Nicolas revient chargé des traditionnels jouets et autres mandarines, sans oublier le chocolat pour le plus grand bonheur des petits... et de l'industrie chocolatière dont le poids est loin d'être négligeable dans notre économie.

Chocolat belge: le nouvel "Or noir"
©Jean-Luc Flémal

Selon l'association belge du chocolat Choprabisco, qui regroupe des grands noms tels que Barry-Callebaut, Belcolade ou Godiva, le secteur emploie quelque 11.500 personnes, pour un chiffre d'affaires qui avoisinait en 2000 les 37 milliards de francs (920 millions d'euros) et une production de près de 155.000 tonnes.

Le chocolat est depuis lontemps pour la Belgique une excellente carte de visite à l'étranger. Mais la Belgique est également, selon le ministère des Affaires économiques, le deuxième plus gros producteur mondial de chocolat. Celui-ci occupe par ailleurs une place de choix dans nos habitudes de consommateurs. Le Belge moyen a en effet consommé, toutes catégories confondues (chocolat, pâte à tartiner, cacao, bonbons), 8,12 kilos de chocolat en l'an 2000.

Les fêtes de Pâques, la Saint-Nicolas et les fêtes de fin d'année sont traditionellement des périodes fastes pour le secteur. Néanmoins, celui-ci ne vit pas uniquement de ces pics d'activité, selon le fabricant Barry-Callebaut. Ainsi, l'industrie de la crème glacée - avec Magnum notamment - a connu, ces dix dernières années, une croissance «(pour une activité) qui tombe pour nous en basse saison entre Pâque et Saint-Nicolas », précise Gotzon de Aguirre, de chez Barry-Callebaut.

La production des figurines de chocolat qui fleurissent dans les étalages en cette saison implique un processus qui peut débuter plusieurs mois à l'avance. Ainsi, chez Côte d'Or, la production des figurines de Saint-Nicolas débute dès le mois de juillet, pour être livrée à partir de la mi-septembre.

Outre ces traditionnelles figurines, Côte d'Or produit également pour les fêtes des tirelires en forme d'éléphant garnies des célèbres Mignonettes et autres Chocotoffs «maison ».

Dans un registre plus exclusif, le chocolatier Pierre Marcolini conçoit pour les fêtes de Saint-Nicolas des jouets en chocolat: train, cheval à bascule, toupie ou encore voiture de pompiers.

Le chocolat fabriqué en Belgique est fait à base de matières premières - fèves, pâte ou beurre de cacao - en provenance essentiellement de Côte d'Ivoire, du Nigeria et du Ghana.

Selon des estimations de Barry-Callebaut, quelque 2,8 millions de tonnes de fèves de cacao sont récoltées chaque année. Le plus gros pays producteur est la Côte d'Ivoire (avec 1,14 million de tonnes), suivi du Ghana, de l'Indonésie, du Nigeria, du Brésil, du Cameroun et de l'Equateur.

Les principaux pays fabriquant la pâte et le beurre de cacao sont la France, les Pays-Bas et l'Allemagne.

La Belgique a importé en 2000 quelque 61.770 tonnes de produits chocolatiers, essentiellement des Pays-Bas, de France et d'Allemagne et en a exporté environ 134.000 tonnes. (BELGA)

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