Le canard dans tous ses états

un resto chinois typique! La plupart du temps, impossible de faire son choix dans une carte kilométrique qui propose une infinité de variations sur le même thème, cuisine plus ou moins insipide et pseudo inspirée de Canton, de Pékin, du Vietnam ou même, de plus en plus souvent car très à la mode, de Thaïlande. Dans la chaussée de Waterloo uccloise, les restos asiatiques sont légion.

Hubert Heyrendt
Le canard dans tous ses états
©Alexis haulot

DUR DUR DE TROUVER

un resto chinois typique! La plupart du temps, impossible de faire son choix dans une carte kilométrique qui propose une infinité de variations sur le même thème, cuisine plus ou moins insipide et pseudo inspirée de Canton, de Pékin, du Vietnam ou même, de plus en plus souvent car très à la mode, de Thaïlande. Dans la chaussée de Waterloo uccloise, les restos asiatiques sont légion. Parmi eux, «L'empereur de Chine», véritable institution chinoise, ne se démarque a priori pas du lot. Accueil charmant, salle bien remplie (une réservation s'impose), déco chargée multipliant les tables différentes, les décos murales variées... mais avec un brin d'élégance. Si la carte fait ici aussi un détour vers divers pays asiatiques et malgré la multitude des plats et des menus, les intitulés éveillent quasi tous l'attention.

RIEN DE TEL QU'UN APÉRO MAISON

, le «kuei-hua», un délice exotique original à la fleur de laurier, (3,50 €) pour se mettre en appétit. On a beau retourner la carte dans tous les sens et presque se laisser tenter par les «teppan yaki» qui passent ici ou là dans la salle, difficile de résister au menu canard laqué (3 serv., 28 €/ min. 2 cvts) qui fait la fierté et la réputation des lieux car préparé dans un four à bois traditionnel. Même si, juste pour le plaisir gourmand, on goûtera en entrée au «plateau de l'empereur» (23 €/ 2 cvts). Soit une jolie démonstration à travers quelques dim-sum, des scampis enrobés de graines de sésame, une salade rafraîchissante mais surtout une excellente caille laquée aux cinq épices.

UNE BELLE ENTRÉE EN MATIÈRE

pour le canard, présenté entier à table avant de repartir en cuisine. L'intérêt est évidemment là, de s'offrir le canard laqué dans son ensemble! La dégustation commence par les traditionnelles crêpes, que l'on roule avec des légumes (concombre/poireau), la peau du canard et une sauce hoisin aux cinq épices. Toujours succulent. Pour suivre, les morceaux de filet sautés aux légumes chinois s'accompagnent d'un délicieux riz cantonnais. Le tout avec une simplicité et une facilité déconcertantes, sans tralalas superflus. Enfin, en guise de digestif, on sirotera le bouillon préparé avec le reste du canard, modestement appelé «abattis». Cela n'a forcément rien d'impressionnant mais permet de terminer en légèreté le repas. Et même si l'on aurait eu envie de piocher dans toute la carte, les préparations sont suffisamment variées pour que jamais on ne s'ennuie ou que l'on ait une impression de redite.

Pour accompagner le tout, la carte des vins, majoritairement français, est sobre mais permet de dénicher l'une ou l'autre bonne petite bouteille pas trop chère. Comme souvent chez un Asiatique, on se laissera tenter par un Alsace, par exemple un Pinot gris 2003 Domaine Bott-Gueyl (23,50 €), dont la légère acidité et l'agréable fruité s'allient parfaitement au sucré de la cuisine joliment proposée dans ces lieux.

L'empereur de Chine. 885 chaussée de Waterloo 1180 Bruxelles. Tél.: 02.372.01.80. Ouvert tous les jours.

© La Libre Belgique 2005