Ricard change de costume

Collectionneurs d'objets-cultes, ruez-vous sur les anciennes bouteilles de Ricard que vous pouvez encore trouver sur les linéaires, ce sont les dernières. Depuis le 15 février, Ricard a officiellement lancé sur le marché belge le tout nouveau packaging de ce véritable Pastis de Marseille.

B.H.
Ricard change de costume
©D.R.

Collectionneurs d'objets-cultes, ruez-vous sur les anciennes bouteilles de Ricard que vous pouvez encore trouver sur les linéaires, ce sont les dernières. Depuis le 15 février, Ricard a officiellement lancé sur le marché belge le tout nouveau packaging de ce véritable Pastis de Marseille.

Créée en 1932 par Paul Ricard, la marque, véritable patrimoine national français, ose la métamorphose, prend le risque de restyler son contenant sans toucher au contenu, confirme sa vision avant-gardiste en matière de marketing et souligne son caractère premium tout en restant populaire. Tout un programme qui a nécessité plus de deux ans de recherche discrètement menée par les spécialistes du marketing, les créatifs, mais aussi par les verriers confrontés aux contraintes techniques. Résultat des courses : un socle rectangulaire à l’image du logo Ricard, dont la forme sert de base à la structure qui s’élance en lignes pures. Sur le flanc de la bouteille, le logo de la marque embossé massivement dans le verre. Côté étiquette, elle se sépare en trois, le logo Ricard, la célèbre feuille d’acanthe avec la mention "Pastis de Marseille" et, enfin, la signature du fondateur.

Ricard, qui occupe la 11e place dans l’univers international des spiritueux, distille chaque année 50 millions de litres, dont 38 millions sont dilués en France dans 5 volumes d’eau, et 12 millions trouvent la voie de l’exportation. En Belgique, avec une vente annuelle de deux millions de litres, le succès de Ricard, première marque de spiritueux, est au rendez-vous depuis une dizaine d’années. Mais dans ces conditions, pourquoi changer une équipe qui gagne ? Le président de Ricard, venu de Marseille pour la présentation officielle à Bruxelles, avance cinq arguments :

- il fallait s’adapter aux nouvelles tendances et rajeunir la marque;

- il fallait répondre aux attentes des consommateurs sans toucher au code identitaire, mais en modernisant la forme de la bouteille;

- Ricard, en tant que leader des boissons anisées, est en permanence copié, et sur un linéaire, il devenait difficile d’identifier la bouteille de Ricard parmi ses concurrents qui se sont inspirés de son image. Il était indispensable de se différencier en sortant du lot par le haut avec une bouteille difficilement imitable;

- quand on observe la forme des bouteilles des 10 marques internationales qui précèdent la marque Ricard, on se rend compte qu’elles sont toutes spécifiques et uniques. Il fallait créer notre propre packaging;

- cette évolution s’inscrit également dans la volonté du groupe de développer une stratégie de "prémiumisation" qui tire vers toujours plus de qualité.