Première blanche sans alcool

Elle affiche clairement un "0,0" sur son étiquette. Comme d’autres se fendent d’un très clair "NA". Non alcoolisée. Hoegaarden, brasserie du groupe AB InBev, a succombé à la demande de certains consommateurs de pouvoir s’offrir une blanche à des moments de la journée ou à des occasions où l’alcool n’est pas bienvenu. Il s’agit de la première blanche belge de ce type.

C.M.
Première blanche sans alcool
©Interbrew

Elle affiche clairement un "0,0" sur son étiquette. Comme d’autres se fendent d’un très clair "NA". Non alcoolisée. Hoegaarden, brasserie du groupe AB InBev, a succombé à la demande de certains consommateurs de pouvoir s’offrir une blanche à des moments de la journée ou à des occasions où l’alcool n’est pas bienvenu. Il s’agit de la première blanche belge de ce type. "Une déclinaison" de la Hoegaarden classique, précise le brasseur dans un communiqué, naturelle et non filtrée, brassée à partir des mêmes six ingrédients de base (froment, houblon, coriandre, malt d’orge, écorces d’orange et eau), parfumés d’une touche d’agrumes. La Hoegaarden "0,0" sera disponible dès la fin de ce mois d’avril (2,79 € pour 4 x 33 cl). Dans un premier temps du moins, elle ne sera distribuée qu’au Benelux. Mais on n’en saura pas plus sur les objectifs d’AB InBev en termes de volumes et de chiffre d’affaires. Pas plus d’ailleurs que sur l’autre bière sans alcool du groupe, la Jupiler NA. "Un marché de niche, mais qui a une base de consommateurs fidèles", indique la porte-parole. Et ce n’est pas parce que les volumes "des sans alcool" exploseraient que le groupe aurait décidé d’y investir. "On vise à dynamiser le marché via des innovations", ajoute-t-elle, "en se basant sur des enquêtes auprès des consommateurs" . Celles effectuées pour la "0,0" sont encourageantes : 85 % la jugent rafraîchissante et 75 % déclarent qu’ils l’achèteront. Le marché des bières sans alcool n’est d’ailleurs pas précisément étudié en Belgique. Statistiquement parlant, elles font partie "des autres pils", avec les bières de table et pauvres en alcool et les pils de luxe importées. Un segment en recul, à l’instar de l’ensemble du marché de la bière : de 510 000 hectolitres en 2004 à 365 000 en 2009. En Allemagne, elles représentent 3 % de la consommation de bières, 1,5 % en Autriche, 1 % au Royaume-Uni et 0,5 % aux Pays-Bas alors qu’il y a quinze ans, elles y frisaient les 10 %. Un pays d’Europe fait exception à la règle : l’Espagne, où les bières sans alcool atteignent 15 % de la consommation. Une destination à creuser pour la "0,0" ?