La valeur nutritionnelle importe plus que le nombre de calories ingérées

Les experts le confirment : pour améliorer la santé du coeur et lutter contre l'obésité, il est temps d'oublier une bonne fois pour toutes le comptage des calories pour se focaliser sur la valeur nutritionnelle réelle des aliments.

La valeur nutritionnelle importe plus que le nombre de calories ingérées
©Goran Bogicevic/shutterstock.com
Relaxnews

Les experts le confirment : pour améliorer la santé du coeur et lutter contre l'obésité, il est temps d'oublier une bonne fois pour toutes le comptage des calories pour se focaliser sur la valeur nutritionnelle réelle des aliments.


De simples ajustements alimentaires (consommation accrue d'omega 3, d'huile d'olive et de noix) sont associés à une amélioration significative et rapide de la santé du coeur, expliquent les chercheurs dans un éditorial de la revue Open Heart. Selon ce texte signé par le docteur Aseem Malhotra, le docteur James DiNicolantonio et le professeur Simon Capewell, en dépit des preuves scientifiques, les cliniciens se rangent souvent du côté des industriels et de l'industrie de l'amaigrissement, qui s’en remettent au comptage des calories.

La consommation quotidienne d'une boisson sucrée -- qui contient autour de 150 calories -- est reliée à un risque significatif de diabète de type 2. La consommation d'une poignée de noix (30 grammes de noix, 15 grammes d'amandes ou 15 grammes de noisettes) est associée à une réduction significative des problèmes cardiaques. Il en va de même pour la consommation de 4 cuillerées à café d'huile d'olive extra vierge, même si les 500 calories d'une telle quantité d'huile en font tiquer certains.

Citant une expérience appelée "Action for Health in Diabetes" -- qui démontre que la réduction des calories et l'augmentation d’exercice ne sont pas associées à la réduction du risque d'épisodes cardiovasculaires même s’ils permettent une perte de poids significative sur une période de 13,5 ans -- les experts montrent du doigt la qualité de la nourriture :

"En cessant de prendre uniquement en considération le nombre de calories, en se focalisant sur la qualité de la nourriture plutôt que sur la quantité, nous aiderons à réduire rapidement l'obésité, les maladies associées et les risques cardiovasculaires", affirment-ils. Les chercheurs le soulignent : les mauvaises habitudes alimentaires sont à l'origine des problèmes cardiovasculaires, qui provoquent eux-mêmes davantage de maladies que le mode de vie sédentaire, l'alcool et la cigarette confondus.

Les pouvoirs publics devraient donc songer à une taxe sur les boissons sucrées et à des subventions qui mettraient à la portée de tous les fruits, les légumes et les noix : en somme un régime alimentaire de qualité. "La nourriture peut être la plus puissante des médecines comme elle peut devenir le plus lent des poisons", résume le papier.

En conclusion, les chercheurs recommandent un régime méditerranéen riche en gras à tous ceux qui souhaitent améliorer leur alimentation.

Sur le même sujet