Voici pourquoi le Fanta n’est pas le même partout

Voici pourquoi le Fanta n’est pas le même partout
©Belga
Vincent Schmidt

Dans les labos de Coca-Cola, secrètement protégés et dont l’accès est strictement limité, "il est possible de travailler tout ce qui se boit sans alcool. Les sodas, les eaux, des boissons lactées, du thé, du café… Certains produits ne seront distribués que sur des marchés locaux, d’autres peuvent être lancés dans plusieurs pays", enchaîne Jean-Christophe Lombard, directeur Support Services du centre de recherche et développement.

"Pour l’Egypte, on a travaillé des boissons maltées, pour l’Espagne des produits au lait de soja ou pour la France un Nestea à la pêche blanche car, à l’époque, il n’y a que sur les marchés français qu’on travaillait cette variété de pêches. Parfois, nous devons aussi nous attacher à revoir une formule existante, pour s’adapter aux goûts qui évoluent, à la concurrence ou tout simplement à la législation d’un pays ou à l’éventuelle pénurie d’un ingrédient."

Il faut aussi tenir compte de la spécificité culturelle des différents pays. "Prenez le Fanta, par exemple, il n’a pas la même couleur partout. Et il ne faut pas forcément aller sur un autre continent pour s’en rendre compte, il est déjà différent en France."

Si le Fanta, autre produit emblématique du groupe Coca-Cola est présent partout, il en existe donc d’infinies variations, même dans sa version classique à l’orange.

"On aime ce qu’on connaît et, en tant qu’humain, on n’est généralement pas très aventureux. En Espagne, par exemple, il est très facile de cultiver des oranges. Tout le monde, ou presque, en a dans son jardin. Les Espagnols ont donc l’habitude de manger des oranges fraîches, mûres, d’une certaine variété, etc. En Belgique, le climat ne nous permet pas ce luxe. On est donc habitué à une autre qualité d’orange. Rien que cette différence fait qu’on ne peut pas proposer le même Fanta aux deux pays."

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