Si de nombreux gourmands partagent déjà des galettes des Rois depuis ce dimanche, c'est bien ce mercredi 6 janvier que l'on célèbre officiellement l'Epiphanie. L'occasion de revenir sur les origines de cette tradition, et plus particulièrement sur la fève qui se cache à l'intérieur de ces beaux gâteaux dorés.

Si la fête de l'Epiphanie - qui commémore la visite des Rois mages venus adorer Jésus quelques jours après sa naissance - remonte à l'an 0, la tradition de la galette et de la fève, elles, ne sont apparues qu'à l'époque romaine et n'était à l'époque pas associée à la naissance du Messie.

Pendant l'Antiquité, les Romains avaient pour habitude de célébrer le Dieu Saturne en organisant un gigantesque festin. Ces fêtes, appelées les Saturnales, se déroulaient aux alentours du Solstice d'hiver et réunissaient maîtres et esclaves, sans distinction. Ensemble, ils partagaient un gâteau dans lequel était caché une fève (à l'époque, il s'agissait bien de la légumineuse, et non d'un objet en plastique). Celui qui avait la chance de tomber sur la fève devenait alors roi pour la journée et avait le droit de donner des gages. Une belle occasion d'inverser les rôles de maître et d'esclave le temps d'une journée.

La tradition s'est ensuite perpétuée, et l'Eglise catholique se l'est appropriée au XIVe siècle. Les chrétiens ont alors attribué la tradition du gateau des rois non plus au Solstice d'hiver, mais à l'Epiphanie, célébrée le 6 janvier.
Depuis, cette fête a bien évolué, tout comme les fèves qui se cachent dans les gateaux. Aujourd'hui, exit les légumineuses: la fève se décline sous différentes formes, et les boulangers des quatre coins de la planète redoublent chaque année de créativité pour proposer de nouvelles idées.