Le guide Gault&Millau a dévoilé ce lundi sa sélection des meilleurs restaurants dans le Benelux et donc les différents lauréats en Belgique.

Pour la 17e édition du guide Gault&Millau, le titre de "Chef de l'année 2020" a été décerné à Bert Meewis, du Restaurant Slagmolen, situé à Oudsbergen (Limbourg). Une annonce faite devant plus d'un millier de professionnels du secteur à Lint (Anvers).

“En désignant Bert Meewis comme Chef de l’année, nous choisissons une approche culinaire qui fait la part belle à l’expertise et la sérénité, une cuisine qui poursuit un objectif clairement défini et qui s’y tient. L’authenticité derrière les fourneaux et dans l'assiette constitue la pierre angulaire de ce restaurant” commente la rédaction du guide culinaire. “Voilà quelques années que l'on constate le retour d'une cuisine classique bien exécutée et rafraîchie et le public belge en est friand”, ajoute pour sa part le CEO du Gault&Millau Marc Declerck.

A côté de ce titre "senior", celui de jeune chef (un par région) est également très convoité. Glenn Verhasselt est lauréat en Flandre pour le Sir Kwinten à Lennik, Jean Vrijdaghs et Sébastien Hankard en Wallonie pour Le Gastronome à Paliseul et Grégoire Gillard pour Le Barge à Bruxelles.


Parmi les progressions notoires, notamment dans les restaurants déjà réputés, notons Boury (Roulers) Le Coq aux champs (Solheit-Tinlot) et La Paix (Anderlecht) qui grimpent à 17.5/20, Bozar (Bruxelles) et Vrijmoed (Gand) à 17/20, Kamo (Ixelles), ‘t Korennaer (Saint-Nicolas), Schatteman (Herstberge), Sir Kwinten (Lennik) et Willem Hiele (Coxyde) à 16 sur 20. Hof van Cleve à Kruishoutem et Bon Bon à Bruxelles restent au top avec un splendide 19.5/20.

Les lauréats des différents thèmes en Belgique sont les suivants:

  • Hôtesse de l’année: Anca Petrescu (Alexandre – Bruxelles)

  • Italien de l’année: Eros Tomassetti (Diverso – Westerlo)

  • Asiatique de l’année: Dim Dining (Anvers)

  • Terrasse de l’année: Le Chalet de la Foret (Bruxelles)

  • Restaurant au plus beau design (nouvelle récompense): La Table de Maxime (Paliseul)

  • Sommelier de l'année: Stéphane Dardenne (L’air du temps – Liernu)

  • Dessert de l'année: Adriana Zafiris et Frédéric Castro (Sōma – Anvers)

  • Brasserie de l'année: Les Brigittines (Bruxelles)

  • Gastro-bistro de l’année: Bistro Racine (Braine-le-Chateau)

  • Artisan cuisinier de l'année: Arold Bourgeois (Little Paris – Waterloo)

  • Chef-légumes de l’année: Benoit Dewitte (Benoit & Bernard Dewitte – Kruisem-Ouwegem)

  • Nouveauté remarquable de l’année: August (Anvers)

  • Carte des vins de l'année: Le Pilori (Ecaussinnes)

  • Carte des bières de l'année: De Jonkman (Bruges)

  • Prix-plaisir de l’année: Mout (Damme), Tandem (Bruxelles) et Le Pavillon du Vieux Château (Modave)

  • Les 3 découvertes de l’année: Hoeve De Bies (Fourons), Coquum (Bruxelles) et Antoine (Eupen).


L'art de la gastronomie française

Ce soir, se déroulera à Paris une cérémonie qui se consacrera à la restauration chez nos voisins français.

Les nouveaux actionnaires du guide ont décidé d'instaurer à partir de cette année l'académie où entreront à vie des chefs pour leur rôle dans la promotion de la gastronomie française et l'éducation.

"Un certain nombre de chefs travaillent à la promotion de l'art de vivre et de la gastronomie française en France et à l'international depuis 20-30 ans avec une régularité et une longévité qui forcent le respect (...) A ce titre-là, on a décidé de les élever à un statut de cinq toques d'or qui est un statut définitif", a expliqué Jacques Bally en ajoutant que les inspecteurs continueraient à évaluer leurs restaurants.

Ce principe, qui se démarque de la concurrence pourrait être rassurant pour les chefs stressés devant l'évaluation permanente et la perspective de perdre leurs étoiles du premier guide gastronomique, le Michelin.

En septembre, le chef cuisinier Marc Veyrat, qui a perdu une des trois étoiles Michelin cette année, a décidé de poursuivre en justice le guide rouge pour connaître "les raisons exactes du déclassement" de son restaurant La Maison des Bois.

Autre nouveauté, Gault et Millau lance dans cette édition la nomination du "chef d'oeuvre de l'année".

"On a voulu dire: il y aura un restaurant dans l'année qui nous fait ressentir une émotion particulièrement forte", explique Jacques Bally. Reste à voir qui, ce lundi soir à Paris, se verra décerné l'un de ces nouveaux titres.