Food

Quand on parle "bio", on ne peut pas s'arrêter au prix noté sur le ticket de caisse. Et certains produits sont bien plus touchés par les pesticides que d'autres. Le point avec Aline Ways, coach en nutrition holistique.


Il est évident que les cultures intensives sont plus productives et rentables. Et que acheter du bio qui vient du bout du monde parce que nous voulons tout à tout instant n’est pas très économique ! En comparant des produits comparables, il est indéniable qu’en grande surface par exemple, des produits bios peuvent valoir le double. Il faut alors s'orienter vers les produits bio de saison et à circuit court pour voir les prix baisser


Une question de coût réel et de soutien

Mais plutôt que de s’arrêter juste sur le prix du ticket de caisse, ne voudrions-nous pas nous interroger sur le coût réel des économies que l’on fait en achetant du conventionnel ? Car acheter bio signifie aussi un soutien à une agriculture respectueuse de la terre, celle que nous laisserons aux générations suivantes. L’agriculture intensive est dévastatrice et il n’y a pas d’autre Terre de rechange ! Notre pouvoir d’achat, aussi modeste soit-il, est un pouvoir, comme un vote, pour le modèle économique (et agricole) qu’il vient soutenir.

Idem pour les modes de distribution : en privilégiant les circuits courts, notre argent va vers ceux qui travaillent (dur) à nous nourrir, au lieu d’aller vers un tas d’intermédiaires qui ne font qu’augmenter le prix final, et léser le producteur. Les circuits courts comme les GAC nous permettent d’avoir une qualité maximale à un prix honnête. Plus d’infos : http://www.asblrcr.be/gac

Et que dire du coût pour notre santé ? Même si la science n’est pas unanime, le cumul des résidus de pesticides a tout de même été lié au cancer, aux malformations, à l’infertilité, aux problèmes neurologiques et à une immunité affaiblie.


Faut-il pour autant que tout ce que l’on mange soit certifié bio ?

© Reporters

Pas nécessairement. Pour les fruits et légumes, faisons appel au bon sens : un avocat qui a une peau épaisse qui ne se mange pas, n’a pas besoin d’être bio, tout comme les bananes. Les oignons par exemple sont naturellement répulsifs pour les pestes. Quant au miel, vu la distance que font les abeilles pour butiner, il est difficile de garantir qu’elles aient butiné uniquement du bio. En ce qui concerne la viande, le plus important c’est comment l’animal a été nourri. Le bœuf doit manger de l’herbe ! Elevé entièrement au grain, même bio, est moins bien qu’en pâture. En privilégiant les circuits courts, ce genre d’informations peut être connu du consommateur.

En revanche, il existe certains aliments qui retiennent fortement les pesticides et pour ceux-là il vaut mieux consommer bio. Voici ici un classement qui va du pire au moins pire (en images)


>> Plus d'infos sur le "manger sain" sur le blog d'Aline Ways