Une grande enquête indépendante le démontre : le soja est dangereux. Problème : on en mange quasi-quotidiennement à notre insu.

Le soja a longtemps été un aliment-star, surtout chez les végétariens puis les vegans qui l’avaient au début élu parmi les meilleurs substituts au lait de vache mais aussi à la viande… Puis, peu à peu, on a entendu de plus en plus de voix s’élever contre cette céréale, tellement présente dans l’alimentation animale (principalement pour les porcs et les bovins) et dans l’alimentation humaine… Le problème, c’est que même sans le vouloir, ni le savoir, nous mangeons du soja quasiment à tous les repas puisque c’est majoritairement avec du soja que sont nourris les animaux (vaches comme porcs) dans l’Union Européenne…

Il est à parier que la journaliste Julie Lotz n’en possède sous aucune forme dans son frigo : dans une grande enquête qu’elle a menée dans le monde entier, elle a pu découvrir les dangers auxquels nous expose une trop grande consommation de soja. Or, sans même que nous le sachions, il est possible d’en manger tous les jours Systèmes hormonaux perturbés, fertilité en baisse… Cette investigation racontée dans un livre « Soja : une enquête mondiale sur les dangers de ce faux ami » fait froid dans le dos.

Julie Lotz a enquêté sur ce qui pourrait bien être un scandale sanitaire à l’échelle mondiale : elle a réalisé des tests en laboratoire, épluché les rapports, les réglementations, interrogé des éleveurs et le constat fait froid dans le dos : le soja, par les phytoestrogènes qu’il contient, agit comme un perturbateur endocrinien, peut favoriser l’apparition de cancers ou perturber la fertilité.

La journaliste indépendante s’est rendue en Amérique du Sud, d’où le soja est majoritairement importé, pour nourrir nos animaux. Il s’agit de soja OGM, traité avec du glyphosate. Elle y a découvert que les populations locales y sont atteintes de maladies génétiques. En Europe, les consommateurs n’en sortent pas non plus indemnes. Pour preuve, Julie Lotz s’est plongée dans les Monsanto Papers, qui commercialisent le glyphosate : elle a pu y voir que la firme était tout à fait au courant de la dangerosité de ses produits.

Une enquête fouillée et accablante qui soulève maintes questions encore et toujours sur notre rapport à l’alimentation agro-industrielle… Décider de ne pas boire de lait de soja ou de substitut de viande à base de soja, c’est un acte que beaucoup de personnes peuvent poser en conscience. Mais comment contrôler ce que l’on mange à notre insu ?

> « Soja : une enquête mondiale sur les dangers de ce faux ami », Editions du Rocher.