Il est possible de déguster de savoureux mets à Noël sans plomber sa silhouette. La preuve avec les conseils d’un médecin nutritionniste et les astuces culinaires des plus grands chefs.

Mets particulièrement riches, gras et/ou sucrés, menus à rallonge, abus de boissons alcoolisées, succession de repas festifs… la période entre Noël et la Saint-Sylvestre cumule tous les facteurs favorables à la prise de poids ! La solution pour être à la fête sans trinquer après consiste donc à agir sur un ou plusieurs de ces leviers : zapper le "trop", garder le meilleur.

Non au cumul

Si on consomme lors d’un même repas petits fours, saumon fumé, foie gras et toasts, chapon farci, marrons et pommes dauphines, fromage, bûche à la crème et vins en tous genres, on peut atteindre les 3 à 4 000 calories, soit le double des apports quotidiens recommandés ! Une des solutions est d’équilibrer son menu en compensant par des plats moins caloriques. "Si on apprécie le foie gras, mieux vaut opter ensuite pour un poisson ou une viande peu grasse accompagnés de légumes", recommande le Dr Jacques Fricker, nutritionniste. "Si on n’envisage pas un réveillon sans chapon, farce et marrons, les fruits de mer sont ce qu’il y a de mieux en entrée et un sorbet, en dessert."

De même, une bûche glacée ou un dessert à base de fruits sont préférables après les fromages. Fromages qu’il peut être judicieux de conserver pour une autre occasion.

Privilégier les bonnes associations

Pour la ligne comme pour le bien-être digestif, pas question de faire l’impasse sur les légumes et les fruits : riches en fibres, ils contribuent à réguler la glycémie, donc à limiter le stockage, et apportent du volume et de la couleur à l’assiette ainsi qu’une bonne satiété à moindres frais. "Il en faudrait à chaque phase du repas pour accompagner les autres mets, estime Jacques Fricker. "Tomates cerises à l’apéritif, mâche ou endives avec le foie gras, le saumon fumé ou le fromage, haricots verts ou julienne de légumes avec la volaille et les marrons, ou avec le poisson, clémentines, fruits exotiques ou salade de fruits avec la bûche. À chaque fois, autant, sinon plus, de légumes ou fruits que du reste. "Par ailleurs, pour mieux réguler la glycémie, mieux vaut un féculent ou un pain dotés d’index glycémiques bas ou modérés (marrons, riz basmati, légumes secs, pommes de terre en robe des champs, pain aux céréales…).

Se servir des portions dégustation

"Les portions habituelles ne sont pas adaptées à un repas où plusieurs mets riches vont se succéder", estime Jacques Fricker. "Mieux vaut proposer des quantités de restaurants gastronomiques." 30 à 50 g de foie gras, 1 fine tranche de saumon fumé, 70-100 g de viande, 50-70 g de bûche, 3 marrons, 1 c. à s. de purée…

Attention aux boissons !

"Elles aussi pèsent lourd sur la balance", remarque le Dr Fricker. "Car l’alcool, en plus d’apporter beaucoup d’énergie (1 g d’alcool = 7 calories), entrave l’oxydation des graisses, ce qui est ennuyeux lors d’un réveillon, traditionnellement chargé en lipides." Mieux vaut donc s’en tenir à 2-3 verres, en privilégiant le champagne brut, les vins rouges et les blancs secs, relativement peu sucrés et modérément alcoolisés. On évite les vins liquoreux, les cocktails et les alcools forts.

Manger lentement

Avec des repas qui traînent, mieux vaut ne pas se presser de finir son verre ou son assiette car grande est alors la tentation de se resservir ou de prendre un morceau de pain en attendant.

Compenser aux autres repas

"Surtout, il ne faut pas s’affamer les jours précédant le réveillon", insiste le Dr Fricker. "C’est l’assurance d’arriver affamé et de trop manger. Le jour même, il faut prévoir un repas léger, mais équilibré et rassasiant : un bon apport en protéines avec de la viande ou du poisson maigres, et des légumes, un fruit et un laitage. Si le réveillon est tard, on peut prévoir un goûter vers 16-17 h avec un fruit et un yaourt nature." Les jours suivants, même stratégie : on allège mais on conserve l’essentiel (protéines maigres, légumes et fruits) et on s’hydrate.

Limiter les à-côtés

Cumulés, ils peuvent finir par peser lourd dans la balance… "La solution : s’en passer ou, à défaut, maîtriser les quantités", conseille notre expert.