A l'heure où les bars et restaurants sont fermés, les snacks et les services de take-away prennent tout leur sens et pour certains, les commandes affluent. De là à ouvrir en pleine période de restrictions sanitaires, il y a un pas... Que Georges "My Tannour" Baghdi Sar a franchi il y a quelques semaines en ouvrant Mine Madeh autour d'un pain syrien place Jourdan et que l'équipe derrière Rambo vient de faire, également à Bruxelles.

 

Des burgers au goût... nouveau

Deuxième semaine d'ouverture pour ce nouveau snack qui propose des burgers smashés façon Los Angeles. Et qui a été pris d'assaut samedi dernier !

Rambo, c'est une nouveauté dans le monde du burger. Oui, ça peut encore exister ! Ouvert mercredi dernier le 13 janvier, ce snack américain comme il se nomme, propose un sandwich premium, moelleux et régressif (c'est le mot qui ressort de toutes les dégustations de pro ou d'adorateurs de burgers !) dont la particularité est la viande "smashée". Une viande Black Angus choisie pour son bon gras fondant et goûteux de qualité (trouvée chez Wesley's Butcher Shop à Schaerbeek) qui est écrasée par une presse sur une plaque de cuisson à très haute température. Cela permet de caraméliser la viande, de lui donner encore plus de saveurs et un côté croustillant, explique l'un des boss.

Le croustillant, on le retrouve aussi côté pain à la fécule de maïs, qui est beurré et légèrement toasté. Dans ce bun tout gonflé sont ajoutés des oignons crus, une tranche de cornichons et une tranche de fromage qui fond sur la viande et bien sûr de la sauce : soit moutarde, soit un mélange au ketchup.

Avec cette recette imparable, les 5 entrepreneurs à l'origine de Rambo (qui ont déjà des restos et des bars bruxellois "bankable" comme Old Boy, Chez Richard, ...) ont misé sur le less is more avec seulement trois propositions de burgers : le Classic, le Special avec une sauce différente et de la salade et le Nomeat, vegan, fabriqué à base de substituts de viande Beyond Meat. Chacun coûte 10€. Frites artisanales fines (3.50€), sauces, bières artisanales locales et vins nature complètent la carte. Et un dessert sundae maison.

Et cela a été la ruée samedi : une immense file s'est formée devant le snack au look travaillé. Certains ont attendu jusqu'à 1h15 avant d'être servis. Rambo a d'ailleurs mis un post sur sa page Facebook pour annoncer qu'il était totalement sold out et n'ouvrirait pas le dimanche ! Retour mercredi 20 janvier, de 18 à 21.30.

L'établissement est ouvert du mercredi au dimanche, avec un service sur place uniquement. "Click & Collect" et delivery suivront dans quelques semaines, d'après John Prigogine, un des membres de l'aventure Rambo.

> Rue Washington, 7 - 1050 Bruxelles. Page Facebook Rambo - Snack américain

La cuisine moyen-orientale revisitée

Ouvert il y a quelques semaines cette fois, on s'est rendu dans un nouveau snack resto à Bruxelles qui met en avant les délices réconfortants de la cuisine syrienne. Signé par le chef de My Tannour.

L'incroyable succès de My Tannour rue de la Brasserie sur les hauteurs de la place Flagey dès son ouverture ne s'est jamais démenti. Il faut voir encore maintenant à toute heure les files d'attente qui rassemblent (à bonne distance) les livreurs et les clients habitués du quartier ou non.

My Tannour, porte le nom des fours utilisés en Syrie pour faire cuire des pains plats que l'on fourre ensuite de viande et de légumes. Georges Baghdi Sar, d'origine arménienne et libanaise est né et a grandi dans ce pays. Arrivé en Belgique, son restaurant de mezze C'Chiccounou s'installe dans le paysage même s'il ne se revendique pas "syrien" (à l'époque, c'est une cuisine peu connue). Innovateur dans l'âme, le chef décide d'ouvrir en 2017 en face de ce restaurant un "snack" qui revendiquerait ses origines en revisitant la tradition du Tannour à sa façon, et en construisant également un four pour cuire en cuisson lente les viandes (poulet, boeuf, agneau) qui accompagneront les pains chauds. Succès direct et reconnaissance d'un POP de Gault & Millau.

Aujourd'hui, la cantine syrienne ixelloise est connue dans tout Bruxelles et la street-food moyen-orientale bien appréciée : halloumi grillé, saj farci de fromages, manaïches, salades de crudités pleines de goûts rencontrent la gourmandise des Belges. Mais il faut savoir aller plus loin et ça c'est la spécialité de Georges qui a ouvert il y a peu Mine Madeh, un snack-resto place Jourdan à Etterbeek (un quartier qui attire de plus en plus de concepts audacieux à côté des lieux classiques de toujours comme l'Esprit de Sel). Le nom de ce petit frère de My Tannour vient de la viande : le Madeh est une préparation syrienne à base de viande d’agneau et de bœuf, effilochée et marinée d'épices pendant des heures et cuite au four dans des petits plats, comme les légumes (oignon, pomme de terre, aubergines) qui sont mis à confire au chaud également.

Le Madeh de Mine Madeh est donc un pain (style pizza) farci de viande (ou de halloumi) et de légumes puis toasté pour que le pain s'imbibe moins de la sauce des ingrédients et croque à la dégustation. On s'en met plein les doigts quand même mais c'est le cadet des soucis : c'est très bon, réconfortant, ça s'emporte facilement, et cela se fait livrer tout pareil. 8€ le madeh, 1€ le pain.

Et profitez-en : pour l'instant, il n'y a pas de file à faire pour goûter ces petites préparations réconfortantes contrairement à celles de My Tannour. Cela ne saurait tarder ! On peut également commander en delivery et click & collect.

> Chaussée de Wavre 390 (pl. Jourdan) - 1040 Etterbeek. Instagram Mine Madeh