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La réputation de sucre "sain" à "faible indice glycémique" du sirop d'agave lui vaut un grand succès. Dans cette chronique, Aline Ways, thérapeute en nutrition holistique, détricote complètement les vertus de ce produit qui n'est pas si naturel qu'on veut nous le faire croire.


Sirop ou nectar d’agave, cet édulcorant connaît un grand succès grâce à sa réputation de sucre « sain » à « faible index glycémique ». On en trouve non seulement en magasin bio, mais aussi dans les supermarchés, dans les barres énergétiques, boissons et produits qui se réclament sains ou de l’alimentation « vivante ». Pourtant, ce n’est pas un bon choix pour votre santé, et l’agave peut même vous vieillir avant l’âge.

Autrefois, je l’utilisais aussi beaucoup et le recommandais comme remplacement du sucre. Mais étant mieux informée aujourd’hui de quoi et comment il est fait, je l’ai complètement éliminé de mon alimentation et je m’efforce d’éduquer le plus grand nombre afin de leur éviter d’endommager leur santé et leur beauté. Il abîme le collagène, ce qui crée des rides.

Ce n’est pas du tout le produit naturel qui vient directement de la plante, contrairement à ce que son marketing nous fait imaginer, car sa fabrication requiert l’utilisation d’enzymes génétiquement modifiés et un processus chimique intensif impliquant des acides caustiques, des clarificateurs et des produits chimiques de filtration.

Il est vrai que le nectar d’agave a un index glycémique faible, ce qui signifie qu’il n’augmente pas trop le taux de sucre dans le sang. Mais cela est compensé par un contenu en fructose d’un taux alarmant de 90% !!! Le sucre de maïs employé dans le Coca Cola en contient 55% ! Le sirop d’agave est quasi du fructose pur …

Car s’il a un index glycémique faible, c’est tout simplement parce qu’il n’est pas métabolisé de la même manière que le sucre. C’est au foie que revient cette corvée métabolique, et il est converti directement en graisse. Dans les boissons, cet effet est encore plus direct et rapide. Il perturbe le fonctionnement hépatique et promeut l’obésité. Le moins on consomme de fructose, le mieux on se porte.

Le fructose est sans doute le plus grand coupable dans l’épidémie grandissante du diabète de type 2, et d’un nouveau phénomène, le foie gras, ou stéatose hépatique non alcoolique, une maladie dans laquelle le foie se met à fabriquer des lipides et à les stocker dans ses propres cellules. Il augmente également le risque de maladies cardio-vasculaires et de cancer. Sans compter qu’il affaiblit l’immunité. En outre, il nous donne envie de manger plus, car pour le fructose, il n’existe pas d’hormone correspondante qui nous alerte que l’on a suffisamment mangé ce qui explique pourquoi il contribue à l’obésité, grâce à un marketing de génie…

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