J’ai la peau sèche, elle tiraille. Ce dessèchement peut être génétique et/ou déclenché par l’environnement (vent, air sec, pollution…), l’exposition à des irritants ou certaines maladies (eczéma…). Il faut rééquilibrer le film hydrolipidique de la peau en bons gras et en eau.

“Boire au moins 1,5 l, en prises régulières, est essentiel pour qui veut sauver sa peau”, selon le Dr Laurence Benedetti, micronutritionniste. Cela va “arroser” le derme, la couche profonde de l’épiderme, l’équivalent d’une nappe phréatique pour le sol. “Pour la “lubrifier” la peau, il faut assaisonner chaque jour ses salades avec 2 c. à s. d’un mélange composé aux 2/3 d’huile de colza ou de noix et 1/3 d’huile de bourrache ou d’onagre.”

Je choisis des œufs issus de poules nourries en partie aux graines de lin, ces œufs sont plus riches en oméga-3. Je prévois du poisson gras 2 fois par semaine (maquereau, sardine)

J’ai des imperfections. Certains aliments peuvent provoquer ou amplifier acné, peau grasse ou mixte, points noirs et boutons en augmentant la sécrétion de sébum et en le retenant. En complément d’un traitement dermato, il faut réviser son hygiène alimentaire. Je caste les douceurs.  “Les aliments sucrés (bonbons, biscuits) augmentent rapidement la concentration en sucre dans le sang, explique le Dr Nadine Pomarède, dermatologue. Le taux d’insuline s’élève et stimule la production de sébum.” On préfère les oléagineux, les fruits ou le chocolat à plus de 80 % de cacao (peu sucré).

Je passe aux céréales complètes ou semi-complètes, bios de préférence. Je privilégie les viandes maigres et les volailles. Je limite les produits laitiers. “Mieux vaut modérer la consommation de produits laitiers à 2-3 par jour, en préférant ceux de brebis ou de chèvre.” J’adopte le réflexe fruits de mer. “Ils sont riches en zinc qui régule la production de sébum”, selon le Dr Pomarède. À trouver aussi dans le foie de veau, le germe de blé, les graines de courge.

Je veux prévenir rides et taches. Le vieillissement cutané est aussi lié… à notre assiette ! Je croque des oléagineux. “Ils nourrissent et lubrifient les membranes des cellules, et la vitamine E, antioxydante, protègent les tissus et maintiennent leur élasticité,“ dit Laurence Benedetti. On en mange une poignée (environ 30 g) chaque jour, et on troque le beurre contre des purées d’amande, de noisette… Je croque aussi des fruits frais. Agrumes, kiwis et fruits rouges sont riches en vitamine C qui, via la production de collagène, contribue à la formation du tissu conjonctif de la peau. On en trouve aussi dans le persil, les choux, le poivron… à consommer crus ou al dente car la vitamine C craint la chaleur.

Je choisis les féculents en fonction de leur index glycémique bas (riz complet, quinoa, sarrasin, légumes secs, etc.) et je limite au maximum les produits sucrés (bonbons, gâteaux…). Je privilégie les cuissons douces. Les grillades, poêlées… provoquent, là encore, une glycation (caramélisation) fatale au collagène. On cuit à la vapeur, à l’étouffée, à l’eau…

J’ai du mal à bronzer. Outre se mettre à l’ombre avec un soin solaire, consommer des aliments riches en caroténoïdes aide à ne pas brûler. Alors cap sur une assiette arc-en-ciel !

Je passe à l’orange. “Carottes, abricots, mangue, poivron, melon… sont riches en bêtacarotène, qui stimule la production de mélanine, le pigment de la peau qui lui donne un hâle”, selon Laurence Benedetti. Bien aussi, les aliments jaunes (œuf, poivron, maïs…) renfermant de la lutéine, un puissant caroténoïde. Je cuis les tomates. La cuisson élève leur teneur en lycopène, un antioxydant qui protège la peau des rayons solaires. On les consomme en coulis, en purée, farcies, rôties… J’adopte le germe de blé. Sur les salades, plats… riche en vitamine E, un antioxydant qui protège la mélanine des radicaux libres.