Luc Marchal a décidé de prendre sa retraite de restaurateur.

D'emblée, Luc Marchal insiste : "ce n'est pas à cause du confinement mais plutôt grâce au confinement que j'ai pris cette décision" , sourit-il. Après 39 ans de service et des milliers de clients conquis, le restaurateur installé au pied de la Collégiale Sainte-Waudru va ranger définitivement son tablier. "C'est la suite et la fin d'un processus qui a débuté en 2016 avec la réduction des jours d'ouverture. Puis il y a près de deux ans, j'ai encore diminué le rythme et la capacité est passée de 35 à 12 couverts."

Finalement, le futur jeune retraité de la gastronomie montoise a pris le temps de réfléchir durant ce confinement imposé pour le secteur de l'Horeca. "Sans cela, j'aurais peut-être encore continué quelques mois supplémentaires", admet Luc Marchal. "Mais j'ai finalement décidé de fermer dès maintenant. C'est un choix positif que j'ai pris sans pression. Je n'ai que 61 ans mais je veux profiter de la vie et de ma famille. Parce que j'accumulais tout de même beaucoup de travail sur une semaine classique."

Il est vrai que, en plus de son métier de restaurateur, Luc Marchal possède un emploi du temps bien chargé. Impliqué bénévolement dans la défense des métiers de l’Horeca, dans le tourisme montois et dans deux associations (Carillons Montois et la Maison Saint-Paul), il est également professeur de cuisine depuis 2013. "Je donne cours trois jours par semaine aux détenus de la prison de Mons. Avec ce travail en plus du restaurant où je gérais tout moi-même, c 'était devenu beaucoup de boulot pour mes petites épaules."

Dans quelques semaines, les enseignes placées sur le bâtiment de la Rampe Sainte-Waudru seront donc retirées définitivement. La salle de restaurant et la cuisine se transformeront en appartement tandis que le matériel sera légué à la Maison Saint-Paul, un hébergement pour adultes situé dans le centre de Mons. Mais avant cela, Luc Marchal souhaite terminer sur une note gourmande avec deux menus et des suggestions proposées à emporter pour les week-ends des 8,9 et 10, puis des 15,16 et 17 mai.

"Et que mes amis se rassurent, je ferai toujours un petit bar lors du Doudou" , sourit-il. "J'en profite d'ailleurs pour envoyer tout mon soutien à mes amis de l'Horeca montois qui souffrent énormément en cette période et dont certains risquent de ne pas se relever. Surtout avec l'annulation du Doudou qui constitue un vrai bol d'air chaque année pour bon nombre d'entre eux."