Le meilleur moyen de guérir d'une rupture, c'est d'y penser

Lors d'une rupture, tous les amis ne cesseront de vous le répéter: "Secoue-toi!", "Occupe-toi de toi", "Sors! Vois des gens!". Eh bien selon une étude, l'issue serait plutôt de s'apitoyer sur soi, d'en parler. L'entourage devra donc être patient...

S.C
Le meilleur moyen de guérir d'une rupture, c'est d'y penser
©REPORTERS

Parfois la douleur d'une rupture est telle qu'on veut juste vite tout oublier pour avancer. Visiblement, ce n'est pas la solution...


Lors d'une rupture, tous les amis ne cesseront de vous le répéter: "Secoue-toi!", "Occupe-toi de toi", "Sors! Vois des gens!". Eh bien selon une étude, l'issue serait plutôt de s'apitoyer sur soi, d'en parler. L'entourage devra donc être patient...

Peut-être que la solution, c'est de faire comme Laurent Lafitte (alias Antoine) dans Les Petits Mouchoirs à sans arrêt se plaindre et ressasser sa rupture avec SA JULIETTE (on n'est pas sorti de l'auberge!) Deux psychologues ont en tout cas publié (dans la revue Social Psychological and Social Science ) leurs recherches allant dans ce sens.

Sur 210 personnes qui viennent de rompre depuis un an et demi, voire deux, Grace Larson et David Sbarra ont remarqué que celles qui ont pas mal réfléchi et parlé de leur séparation s'en sont plus vite remis que les autres. L'expérience s'est déroulée sur neuf mois et les volontaires ont été divisés en deux groupes. Les premiers ont été interrogés neuf fois à propos de ce qu'ils ressentaient et de leur relation amoureuse. Ils ont également été invités à enregistrer leurs sentiments chez eux. Du côté du second groupe, les intervenants ont été plutôt délaissés et interrogés uniquement au début et à la fin de l'étude. Et surprise: l'état de ces derniers n'a pas réellement évolué, contrairement à celui des autres. On aurait pu imaginer le contraire, surtout avec l'omniprésence des réseaux sociaux qui rappellent sans arrêt l'existence de l'être cher.

Les deux scientifiques ont surtout remarqué que ceux qui avaient le plus de mal à parler de la rupture n'était en fait pas uniquement à la recherche de l'amour perdu, mais plutôt d'eux-mêmes. " En premier lieu, il nous semblait que demander régulièrement aux participants de se rappeler leur rupture, pourrait retarder le moment où ils se sentiraient mieux ", explique Grace Larson. Mais, c'est l'inverse qu'elle a pu remarquer. Ces personnes ont en réalité pu se pencher sur leur histoire et découvrir qui elles étaient, c'est-à-dire qu'elles ont retrouvé leur identité en dehors du couple. Parler, évacuer est donc la solution pour guérir, mais avec des limites à respecter tout de même. Cet « apitoiement » ne doit durer qu'un temps.