Les ados préfèrent l'amour au sexe, seraient-ils romantiques?

Pour 74% des 15-18 ans, il faut être amoureux pour sa première fois. Emprunts de sentiments, raisonnables et fleur bleue, les adolescents d'aujourd'hui découvrent les plaisirs du corps, mais en gardant le contrôle.

Les ados préfèrent l'amour au sexe, seraient-ils romantiques?
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AFP RelaxNews

L'enquête réalisée par IPSOS Santé pour la Fondation Pfizer "Bien dans sa tête, bien dans son corps" s'est intéressée à l'éveil amoureux et aux premières relations intimes des adolescents de 15 à 18 ans. 



Aussi pour 74% des 15-18 ans, il faut être amoureux pour sa première fois. Emprunts de sentiments, raisonnables et fleur bleue, les adolescents d'aujourd'hui découvrent les plaisirs du corps, mais en gardant le contrôle. C'est ce que révèlent les résultats de cette enquête. Elle indique que pour 91% d'entre eux, ce n'est pas le sexe qui importe mais plutôt d'aimer et d'être aimé en retour. Et pour 74% des jeunes, il faut être amoureux pour la première fois. C'est d'ailleurs ce qui motive le premier rapport sexuel pour 83%, alors que pour 95% des répondants, l'envie en a été le moteur.

78% des 15-18 ans disent être déjà tombés amoureux. Dans cette classe d'âge, 33% déclarent déjà avoir eu un rapport sexuel avec pénétration, soit 38% des garçons et 27% des filles. L'âge moyen du premier rapport est de 16 ans pour les garçons et de 15,6 ans pour les files.

Le sexe "en contrôle"

Pourtant, les adolescents expriment "une relative appréhension à la découverte intime de l'autre". Plus d'un tiers d'entre eux, soit 35%, déclarent avoir peur des relations sexuelles, qu'ils soient ou non passés à l'acte.

On retrouve parmi les sujets d'importance la protection contre les maladies sexuellement transmissibles (MST) (76%), le fait de ne "pas tomber enceinte" (66%) et l'usage des préservatifs (65%).

Les sources d'information des jeunes sur la sexualité sont d'abord les amis (69%), avant les parents (52%), internet (44%) et les professionnels de santé (19%).

Filles/garçons : différences et malentendus

Près de 8 adolescents sur 10 sont d'accord avec cette affirmation : "Être une fille ou un garçon, ça change beaucoup de choses". Près de 77% des filles pensent que les garçons ne les comprennent pas (contre 62% pour les garçons).

Un adolescent sur 2 pense que c'est aux garçons de séduire les filles. 60% d'entre elles le déclarent contre 47% de leurs homologues masculins.

Ils sont 52% à penser qu'il faut de bonnes relations entre filles et garçons.

Une sexualité plus sage que l'on se l'imagine

Si l'hypersexualisation de la société pouvait le laisser supposer, les 15-18 ans ne sont que 26% à avoir déjà visionné un film pornographique, alors que 51% des adultes le pensent.

Les jeunes sont 22% à avoir envoyé des sextos quand les adultes sont 47% à se l'imaginer.

L'implication des garçons vis-à-vis du sexe digital, ainsi que celle des adolescents ayant déjà eu des rapports sexuels, est néanmoins plus forte.

Méthodologie : l'étude a été menée auprès de 801 adolescents et 802 adultes de plus de 25 ans, constituant un échantillon national représentatif selon la méthode des quotas, de sexe, âge, région, catégorie d'agglomération et profession du chef de famille, entre le 14 et le 23 octobre 2014.

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