Le "Uber du sexe" existe désormais, via l'application Ohlala

Le concept « Uber » fait des émules. Peut-être pas là où on s'y attend le plus, quoique. Pia Poppenreiter, une femme d'affaires Autrichienne, lance un nouveau projet dont le principe s'approche d'Uber, sauf qu'il s'agit du domaine du sexe.

Rédaction lifestyle
Le "Uber du sexe" existe désormais, via l'application Ohlala
©REPORTERS

Le concept "Uber" fait des émules. Peut-être pas là où on s'y attend le plus, quoique. Après Peppr, une application qui permettait de trouver une prostituée en la géolocalisant (mais qui a échoué), Pia Poppenreiter, une femme d'affaires autrichienne, lance un nouveau projet dont le principe s'approche d'Uber, sauf qu'il s'agit du domaine du sexe.

On pourrait croire que "Ohlala" s'apparente à un site de rencontre, comme Tinder, mais non, il s'agit de « rendez-vous tarifés » avec des personnes qui fixent le prix de la prestation. Bien entendu, ce système n'est pas uniquement ouvert aux professionnels du secteur de la prostitution, il permettra aussi à ceux qui le souhaitent d'arrondir leur fin de mois en échange d'une relation sexuelle. Chaque utilisateur du service pourra également accepter ou décliner les demandes des clients en fonction de leur profil et du retour des autres clients. “L’idée est de laisser le choix aux femmes de monnayer leurs charmes tout en éliminant les intermédiaires potentiels, les obligations d’agenda et tous les autres risques et contraintes avec lesquels une Escort doit compter“, explique la jeune femme de 28 ans à la Deutsche Welle.

Le "Uber du sexe" existe désormais, via l'application Ohlala
©Capture d'écran


Si Peppr n'a pas pu fonctionner vu que le contrôle des profils était compliqué, ici, Pia Poppenreiter assure que tout sera épluché. "Jamais de faux profil", promet le site internet. "Nous nous assurons qu’elles savent ce qu’elles font. Si elles ne parlent pas très bien allemand par exemple, nous ne les acceptons pas", explique la femme d'affaire.

Le service est actuellement en phase de test. Il n'est disponible qu'à Berlin via son site web, l'application n'étant pas encore validée par l'Apple Store et le Google Play Store. En Allemagne, la prostitution est entièrement légale depuis 2002 et considérée comme un métier à part entière, mais sa promotion est punie par la loi. Le chemin sera donc difficile pour Pia Poppenreiter si elle souhaite développer sa petite entreprise. En Belgique par exemple, la prostitution n'est pas punie, mais bien le proxénétisme ou le racolage. Maintenant, cette startup ne compte prendre aucune commission sur ces « relations tarifées », ce qui pourrait lui permettre de fonctionner. “C’est un choix éthique, mais aussi une question de responsabilité pénale”, souligne-t-elle.