"Le niveau d'alerte 4" vu par des enfants bruxellois

Dans une classe bruxelloise de 6e primaire ce mercredi matin, une institutrice a proposé à ses élèves d'extérioriser leurs sentiments et craintes face aux menaces terroristes au travers de quatre sentiments distincts: peur, tristesse, colère et joie.

redaction en ligne
"Le niveau d'alerte 4" vu par des enfants bruxellois
©DR

Dans des classes bruxelloises de 5ème et 6ème primaires ce mercredi matin, des institutrices ont proposé à leurs élèves d'extérioriser leurs sentiments et craintes face aux menaces terroristes au travers d'un blason à 4 sentiments fort distincts: peur, tristesse, colère et joie.

Face au niveau de menace à 4, l'objectif était de décrire ou de dessiner ce qu'ils ressentent de manière individuelle et dans un silence de recueillement. Un débat avait déjà eu lieu dans cette classe la semaine dernière.

Alors que nous vous avions déjà donné quelques conseils pour parler des événements dramatiques à des enfants ou adolescents, LaLibre.be vous propose cette fois de découvrir quelques réalisations. Les enfants étaient également amenés à les décrire oralement par la suite devant les autres élèves de la classe :


"Le niveau d'alerte 4" vu par des enfants bruxellois
©DR



"Le niveau d'alerte 4" vu par des enfants bruxellois
©DR



"Le niveau d'alerte 4" vu par des enfants bruxellois
©DR



"Le niveau d'alerte 4" vu par des enfants bruxellois
©DR



"Le niveau d'alerte 4" vu par des enfants bruxellois
©DR



Selon l'une des institutrices, cet exercice a permis de canaliser le débat et d'éviter que ne soit exclusivement répété en classe ce que les élèves avaient entendu à la maison ou à la télévision: "Les enfants se sont rendu compte qu'ils avaient les mêmes peurs et colères. Certains étaient gênés d'avouer qu'ils étaient contents d'avoir pu bénéficier de deux jours de congé. Cela les a soulagés d'évoquer ce sentiment ouvertement. Ce moment a aussi permis à chaque élève de réfléchir personnellement sans se laisser influencer par les paroles de leurs voisins de classe. J'ai rarement constaté un tel calme et silence pendant un exercice en classe."