Et si je décidais, enfin, de m’aimer ?

Eh oui… Il faut décider de s’aimer pour mettre des choses en place et y arriver ! La chronique de notre coach en développement personnel et relationnel, Julie Arcoulin.

Julie Arcoulin
Et si je décidais, enfin, de m’aimer ?
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Eh oui… Il faut décider de s’aimer pour mettre des choses en place et y arriver ! La chronique de notre coach en développement personnel et relationnel, Julie Arcoulin.


J’entends tous les jours, en consultation ou en atelier, des personnes qui me disent « Je ne m’aime pas ! » Evidemment, il y a toujours de bonnes raisons à cela… Des parents et des conjoint(e)s maladroits ou carrément destructeurs, des mauvaises expériences, une place mitigée dans la fratrie, des autorisations qui manquent, des syndromes de ceci ou de cela, une faible estime de soi,…

Les raisons et les excuses ne manquent pas. Il est clair que nous avons tous de bonnes raisons de ne pas s’aimer. Déjà rien que l’éducation que nous recevons ou la société dans laquelle nous vivons. S’aimer, ça fait prétentieux, égocentrique, égoïste, etc. S’aimer, ça ne se fait pas ! Mais paradoxalement, c’est ce que l’on cherche tous. Parce que si on s’aime on a davantage confiance en soi, on ose plus, on réussit plus, on entreprend plus, on est plus heureux,… Voyons, en quelques pistes, comment y arriver.


Prenez la décision de vous aimer

Vous partez avec un déficit d’amour de vous pour des raisons toutes aussi bonnes les unes que les autres ? D’accord… Mais DECIDEZ de vous aimer, prenez la décision aujourd’hui que l'amour de soi vous appartient et est entre vos mains. Il y aura sans doute des croyances à nettoyer, des autorisations à vous donner, mais le premier pas vers l’amour de soi est de décider de se l'autoriser ! Il ne tient qu’à vous de continuer à ne pas vous aimer ou de vous bouger pour y arriver.

Il faut dire aussi que, d’une certaine façon, c’est confortable de ne pas s’aimer. Cela vous donne des bonnes excuses pour ne pas vous lancer, ne pas réussir, ne pas oser etc. Vous pouvez alors vous dire « Je dois d’abord apprendre à m’aimer pour… » . Sauf qu’en attendant, la vie passe. Et il est clair que lorsqu’on vit en se disant « Quand je m’aimerai, j’oserai » , l’estime et la confiance en soi n’évolue pas beaucoup.


Agir pour augmenter son estime et sa confiance en soi

Voici deux éléments importants intimement liés à l’amour de soi : l’estime de soi et la confiance en soi. Je l’écrivais juste avant : être dans l’action favorise l’estime et la confiance en soi. Lorsque j’ai face à moi des personnes qui me disent « Je ne m’aime pas, je n’ai pas confiance en moi et ça me freine, me bloque, me paralyse » , il s’agit de trouver le bon équilibre entre augmentation de l’estime de soi par travail thérapeutique et par l’action. Si vous voulez, c’est un peu l’histoire de la poule et de l’œuf. Faut-il attendre de s’aimer plus (en augmentant son estime et sa confiance en soi) pour agir ou faut-il agir pour augmenter l’amour de soi ?

Je m’explique.

Faire des choses, entreprendre, arrêter de procrastiner favorise la confiance en soi et l’amour de soi. Seulement, manquer de confiance en soi et d’estime de soi empêche d’agir, d’entreprendre, d’oser. Le serpent se mange la queue. Il faut donc trouver le juste équilibre, différent pour chacun, pour que, par de petites actions, la confiance et l’estime de soi augmentent et que la confiance et l’estime de soi augmentent pour pouvoir faire des pas de plus en plus grands. Savant dosage ! Là je vous entends penser « Mais comment faire ?!?! » C’est un peu la question à un million d’euros. D’autant plus qu’il n’y a pas une recette miracle efficace pour tout le monde.

Mais en tout cas, il y a des étapes à franchir. Les voici :


Nettoyer ses croyances

J’ai déjà rédigé une chronique sur le sujet alors je vais faire bref : il y a deux types de croyances, les aidantes et les limitantes. Les croyances limitantes nous sont transmises par nos parents, nos référents et la culture dans laquelle nous vivons, ou elles naissent à travers les expériences douloureuses que nous faisons.

Les croyances sur l’amour de soi sont légion. J’en parlais au début de cette chronique, s’aimer c’est égoïste, prétentieux, égocentrique, narcissique. Beaucoup de personnes pensent que si elles s’aiment, elles seront moins aimées parce qu’elles passeront pour des personnes arrogantes, suffisantes et écrasantes. C’est une croyance ! On peut tout à fait s’aimer et rester humble.


Se donner l’autorisation de s’aimer

Dans nos sociétés, nous n’avons pas l’autorisation de nous aimer. Justement à cause de toutes ces fausses croyances sur l’amour de soi. Autant il faut décider de s’aimer, autant il faut s’en donner l’autorisation. Pour les parents qui me lisent, pensez à donner cette autorisation à vos enfants. Transmettez-leur cette valeur, mais d’abord, identifiez les croyances que vous-même avez par rapport à cela. Un petit nettoyage de croyances sera le bienvenu. Accordez-vous le droit de vous aimer, vous ne ferez de l’ombre à personne, au contraire.


S’aimer soi pour être (mieux) aimé(e)

C’est vrai, c’est bateau, je vous l’accorde. Mais… Tant que vous ne vous aimerez pas vous-même, vous serez dans le besoin d’être aimé par les autres. La dépendance affective n’est jamais très loin dans ces cas-là. Cela veut dire que pour être aimé(e), vous accepterez « n’importe quoi », vous ferez des choses qui ne vous conviendront pas, vous serez avec des personnes qui ne vous correspondront pas. Si vous ne vous aimez pas, un peu, vous-même, vous aurez besoin de vous sentir aimé et cela met une certaine pression relationnelle sur les relations. Il est EVIDENT que, même si l’on a appris à s’aimer, nous voulons et apprécions d’être aimé par les autres. Mais ce n’est plus un besoin. L’amour n’est plus une monnaie que l’on peut échanger contre des services, mots, paroles,… Si l’on s’aime soi, notre ego n’est plus dans l’attente de l’amour des autres et on peut le recevoir et l’accueillir en toute sérénité, sans conditions.


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Venez nettoyer vos croyances et apprendre à vous aimer : Atelier « Je ne crois pas en mon capital séduction »