Si on simule l'orgasme, c'est aussi pour une très mauvaise raison

Les raisons de simuler sont bien évidemment multiples, mais une université canadienne lève le voile sur l'une d'entre elles...

Si on simule l'orgasme, c'est aussi pour une très mauvaise raison
©Reporters
Rédaction lifestyle

Les raisons de simuler sont bien évidemment multiples, mais une université canadienne lève le voile sur l'une d'entre elles...


Mais pourquoi diable simule-t-on l'orgasme ? Souvent, on répond que c'est pour ne pas froisser son ou sa partenaire. Mais une étude menée par l'Université de Ryerson, au Canada, évoque un autre motif, nettement moins "généreux" ou attentionné. La raison serait également de mettre fin plus rapidement à un mauvais moment, voire carrément à une situation non consentie (même si le mot "viol" n'est pas mentionné dans le rapport d'étude).

Un panel d'une quinzaine de femmes âgées entre 19 et 28 ans a été sondé par les chercheurs, ce qui n'est clairement pas suffisant pour établir une conclusion définitive. Mais il est ressorti que celles-ci avaient vécu des situations où elles ne souhaitaient pas forcément avoir de rapports. Pour écourter le plus possible ce moment, elles ont opté pour la simulation. "Certaines femmes déclaraient simuler d'une façon positive, par exemple, pour développer leur propre désir", explique l'une des chercheuses, qui a rendue cette expérience publique lors d'une conférence de psychologie au Royaume-Uni. "Mais d'autres disaient agir de cette façon dans un contexte sexuel désagréable, voire non désiré. Nous avons été frappés par cette corrélation entre le fait de simuler un orgasme et le sexe non consenti."

Les femmes sondées décrivaient ces situations comme étant "mauvaises", "terribles" et même "horribles". Pourquoi ? A cause de la mauvaise performance de leur partenaire, des raisons de santé. Mais, plus inquiétant, la pression mise sur leurs épaules par leur compagnon (qu'il s'agisse de leur mari, leur copain ou un simple amant de passage).

Selon la chercheuse, il ressort qu'il reste plus facile de simuler que de "simplement" dire non à quelque chose que l'on ne souhaite pas faire. Elle ajoute que les femmes interrogées ne voulaient pas que ces rapports soient considérés comme des "viols", parfois en raison de ce que cela impliquait au niveau légal ou seulement parce qu'elles n'estimaient pas qu'il s'agissait ici d'une telle agression.

Sur le même sujet